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Deux crapules

Publié le 12 décembre 2007 par Didier T.

Il paraît qu’elle couche avec JDD.
Oui, il y a une banquette marron dans son bureau, je n’y jamais fait attention auparavant, mais cette banquette est bien là.
Et c’est vrai que lorsqu’il monte au 4ème étage, à notre étage, il a toujours l’air un peu excité.
Il fonce vers son bureau.
Il entre sans frapper. Et il referme la porte avec puissance. C’est une porte assez épaisse, on entend pas grand chose en général.
Mais il est sourd. Lorsqu’il parle, il crie. Et cela s’amplifie ces derniers temps, tout le monde le dit. La prochaine fois que je le verrai traverser le couloir du pas décidé de l’amant qui a hâte d’accomplir sa tâche, je me posterai derrière la porte.
Ca me dégoûte. Pas de fureter mais de m’imaginer imaginer ces deux-là copuler.
C’est une femme laide. Laide à l’extérieur. Complexée en plus. Elle tire toujours sur son tee-shirt en lycra, comme si ça pouvait cacher la misère. Laide à l’intérieur. Elle est monstrueuse.
Lui, il aime mettre des pochettes en soie dans une petite fente en haut de son veston. Elégance d’un autre âge. Il a l’air d’un hiéroglyphe.
JDD et CCB, le hiéroglyphe et le monstre baisent sur un canapé marron chocolat. Si, bientôt, j’entends distinctement leurs gémissements, je les enregistrerai sur une piste mp3. Je ferai des copies que j’enverrai à leurs conjoints respectifs.
Cela risque de ne pas être facile chez CCB car elle a des enfants en bas-âge.
Au château de JDD, la scène peut être franchement drôle, surtout avec les enfants.
Oui, car pour madame, je crains qu’elle ne connaisse déjà l’histoire. JDD a dû ramener plus d’une CCB. Sûrement des mieux roulées d’ailleurs. Mais avec l’âge, il « chope » plus que ce qu’il peut.
Bof. Un dimanche, lui et madame, iront confesser tout cela à Dieu. Il pardonne tout de toute façon celui-là.
C’est la petite dernière, 24-25 ans, qui a longtemps hésité avant de ne finalement pas prononcer ses vœux, qui risque de franchement faire la gueule si sa mère lui dit le truc. Elle pourrait même faire une scène de morale pendant ou après le repas dominical. Mais c’est le moindre qui puisse arriver.
En fait, l’idéal serait que je prenne des photos crades. Comme un paparazzi. Et je peux passer par le balcon. La desserte n’est pas très sûre mais je ne suis pas trop lourde, et seul un bureau vide me sépare de CCB. Quelques instants suffiront pour prendre deux ou trois clichés parlants. CCB a mis des sapins nains pour préserver son intimité. Il sont touffus, je me cacherai derrière. Evidemment je ne me marre pas à l’idée d’apercevoir JDD défroqué, le sexe fripé à l’air, haletant pour faire croire qu’il a encore de réelles possibilités, mais bon.
Publié par les diablotins

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