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Quand y’a d’la houle!

Publié le 13 décembre 2007 par Lecelibataire

Je regardais ma liste de contacts msn s’allonger, des noms d’hommes évoquant un vague souvenir d’une discussion ou deux, me rappelant qu’aucun d’entres eux n’avait su manifester l’emballement escompté envers ma charmante personne. Il faudrait que je me décide à y faire un peu de ménage.

J’étais las, brisée, à me plaindre de mon sort. Tour à tour, je pensais aux dernières conquêtes, tantôt fière, tantôt déçue, parfois mitigée. Une se démarquait du lot, car un sourire niais se figeait sur mon visage à chaque pensée évoquée.

La première rencontre des êtres, des âmes et des corps et souvent quelconque pour plusieurs raisons, dont l’inconnu, la gêne et la maladresse.  Pourtant, avec lui, c’était senti, passionné, assuré. Une complicité naissante qui se donnait des airs de longs vécus.  De ces rencontres idéales, rose bonbon, qui déclassent toutes les rencontres précédentes et nous font sourire en regardant l’avenir.

Il m’a recontactée la semaine suivante.  Il voulait me voir.  Nous avons fixé une date dans nos agendas occupés.  Je lui ai redemandé ses coordonnés parce que je ne les avais pas conservés.  (D’accord, ce n’était pas gentil, mais c’était honnête parce que je suis blasée d’être celle qui propose les deuxièmes rendez-vous.)

Puis, malgré l’énervement du premier rendez-vous dissipé et les étincelles des corps qui se touchent pour une première fois en moins, c’était encore cette complicité hors du commun. Je nous sentais possédés par un magnétisme fort à l’intérieur duquel il nous était impossible de retirer nos mains, nos jambes, nos corps, l’un sur l’autre, l’un contre l’autre, l’un dans l’autre. 

Imbriqués l’un contre l’autre, les arêtes du corps de l’un épousant parfaitement les creux de l’autre, je regardais ses yeux incroyables me raconter sa vie, son parcours et son historique. Ma tête sur sa poitrine, mes mains conquérantes épidermiques et capillaires, je lui livrais à mon tour mon monde et mes secrets, bien que je préférais le faire parler. Je le regardais me parler en me caressant de ses douces mains en me disant mentalement « Panique, fais un effort pour l’écouter au lieu de le regarder, plongée dans ses yeux, la bouche semi-ouverte comme un crapet soleil béat ».  Et c’est là que j’ai compris : cet homme a sans doute le potentiel de me faire craquer. Maintenant, que va-t-il en faire?


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