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Bonnes idées

Publié le 29 juin 2010 par Jfa

Oh, il en aura eu de bonnes idées le candidat Sarkozy lors de sa campagne électorales, bonnes idées au premier regard qui se transforment quasiment toutes en petites catastrophes à l’usage.

Prenons par exemple la gratuité des lycées français de l’étranger. A priori sympathique… Sauf que cela va coûter 177 millions d’€ en 2013, et encore, il n’a pas donné suite à sa promesse de rendre gratuits les scolarités primaires, car sinon, la factre atteindrait 700 millions d’€.

Et au bénéfice de qui cette gratuité ? Un rapport parlementaire dénonce le fait que “Alors que la scolarité des enfants d’expatriés était auparavant financée par les entreprises employant les parents, une ancienne “charge privée” est désormais “assumée par le contribuable” avec le passage à la gratuité” (Le Monde). En outre: “la gratuité ne profitant qu’aux seuls Français, les demandes de familles françaises explosent, entraînant de facto une éviction des élèves étrangers, faute de place”, souligne le document”.

Citons encore le rapport qui insiste: “un mini-bouclier fiscal pour les plus riches”, puisque “cette mesure profite non seulement à des contribuables gagnant jusqu’à 2 millions d’euros par an (et qui ne paient pas d’impôts en France), mais aussi aux grandes entreprises”. Il déplore également que “les enfants de salariés en profitent, mais pas les enfants de fonctionnaires”.

Bref, une bonne idée pour le Medef, comme la défiscalisation des heures supplémentaires, qui coûte quelques milliards par an au budget de l’état et qui se fait au détriment des embauches ou la baisse de la TVA sur la restauration, qui était censée faire baisser les prix et créer de l’embauche et qui, dans les faits, n’a servi qu’à enrichir un peu plus les propriétaires de restaurants, clientèle sarkoziene.

Notre Président se fend, bonne idée, d’un courrier exigeant de ses ministres qu’ils restreignent leur train de vie au même moment où il sa paie un Air France One hyperluxueux pour 180 millions d’€ et où il ne lui viendrait pas à l’idée de revenir sur sa copieuse augmentation de salaire, 1ère mesure de son quinquennat.

Enfin, encore une bonne idée, il voulait une république irréprochable, ce ne fût, hélas, qu’une idée, qui a accouché d’une république bananière.

- “Construire la ville durable avec ses habitants”. InternetActu.

- Conseil Municipal de Nice du 25/06. Espace Vert.

- “Le noeud de la crise”. Le Monde.Il s’agit de retrouver la situation précédant la révolution industrielle, quand un Chinois ou un Indien partageait peu ou prou les mêmes conditions d’existence qu’un Européen. Mais la contrainte écologique fait que cette convergence ne peut pas se faire par le haut : les dirigeants du G20, dont le communiqué est marqué de l’économisme le plus étroit, l’ont oublié, mais l’environnement frappe sans arrêt à la porte, comme le montrent par exemple en ce moment la marée noire du golfe du Mexique, les pluies diluviennes en Chine ou les inondations au Brésil”“La réduction de la consommation matérielle ne peut être bénéfique que si elle se fait équitablement. Cela suppose une redistribution drastique de la richesse, la socialisation du système financier, et l’investissement dans les biens communs utiles socialement et peu dommageables écologiquement : l’éducation, la culture, la santé, l’agriculture, une autre énergie. Les maîtres au pouvoir font l’inverse. Et la crise continue”.


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