Magazine

Le ciel est partout

Publié le 01 juillet 2010 par Lael69
Le ciel est partoutJandy Nelson
Gallimard Jeunesse
Collection Scripto

Traduit de l'anglais (USA) par Nathalie Peronny
Paru en Mai 2010
336 pages
11 euros

Le ciel est partout
Roman ados à partir de 12/13 ans
Thèmes : Deuil, Amour, La vie en vrai

Quatrième de couverture: Un amour brûlant, une perte dévastatrice, Lennie lutte pour trouver sa propre mélodie. Alors que Bailey, sa soeur, sa meilleure amie, vient de mourir, comment continuer? A-t-elle le droit de plaire, elle aussi? De désirer Toby? D'être heureuse sans Bailey? Et comment ose-t-elle rire encore? Parfois, il faut tout perdre pour se trouver... Un hymne à l'amour, à la vie, à la musique, à la nature et à l'écriture !
A propos de l'auteur: Jandy Nelson est agent littéraire depuis une douzaine d'années et a publié des recueils de poésie. Passionnée de littérature et de musique, elle est aussi amoureuse de la France! Elle vit en Californie, à San Francisco. Le ciel est partout est son premier roman.
"Il était une fois deux soeurs qui partageaient la même chambre, les mêmes fringues, les mêmes pensées au même moment. Ces deux soeurs n'avaient pas de mère, mais elles étaient là l'une pour l'autre. L'aînée marchait devant la cadette, si bien que cette dernière savait toujours dans quelle direction où aller. L'aînée emmenait la cadette à la rivière où elles faisaient la planche comme deux cadavres. L'aînée disait: Enfonce ta tête de quelques centimètres, puis ouvre les yeux et regarde le soleil. La cadette: Je vais avoir de l'eau dans le nez. L'aînée: Allez, vas-y! Alors la cadette a obéi et son monde s'est gorgé de lumière."
Il n'en faudra pas plus pour montrer quelle complicité, quels liens puissants unissaient Bailey et sa petite soeur Lennie, dix sept-ans...Il n'en faudra pas plus pour comprendre l'ampleur de la douleur de la plus jeune lorsqu'elle est confrontée à la mort de Bailey. Ce roman posera la question la plus évidente sur le deuil : comment l'accepter ? Comment survivre à la perte d'un être cher ? Le ciel est partout y répondra de la plus belle manière possible : par la vie. Ce superbe roman d'apprentissage est bouleversant non pas à cause du sujet qui est traité. Il l'est par une manière de dire les choses, d'exprimer les sentiments. Douce, poétique, sensible est l'écriture de Jandy Nelson. La jeune Lennie exprime sa souffrance et son désarroi en laissant par ci par là des morceaux de son âme. Des brins de pensées qui surviennent au cours d'un souvenir. Autant de traces laissées derrière elle, un lâcher prise pour mieux revenir à la vie. On évoque l'amour, l'adolescence et les épreuves avec un humour original, simple mais lumineux. Avec justesse et sans exagération, Le ciel est partout est un premier roman qui brille par son authenticité. Colère, révolte, interrogations, premiers émois, rires, la vie de Lennie a basculé pour laisser place à un grand vide qui se trouve comblé par l'espoir et la joie d'un renouveau. A-t-on le droit d'être heureux alors que la personne qu'on aime ne le sera plus ? Peut-on encore rire ?
Des questions profondes, une héroïne attachante avec ses boulettes, ses envies, ses peurs et ses doutes, une galerie de personnages atypiques (mamie Manou et oncle Big) qui rend la vie si unique, si précieuse. Et malgré toute la douleur, toutes les larmes, un seul message : "Je me sens mieux, comme si c'était sa vie, et non sa mort, qui m'apprenait désormais comment vivre et qui je suis". Un premier roman réussi, qui fait honneur à la littérature et qui célèbre la vie dans toute son intensité et sa violence. Le ciel est partout est de toute beauté, tant par la musique qui s'en dégage que par les mots au naturel. Un livre cocon comme l'est Les Hauts de Hurlevent pour Lennie. Un de ceux qui parle au coeur...Je le referme le coeur serré, empli de souvenirs, et pourtant... je souris.

"Ma soeur ne cessera jamais de mourir, encore et encore, pendant le restant de mes jours. Le deuil, c'est pour la vie. Ca ne s'en va jamais; ça fait progressivement partie de vous, à chaque pas, à chaque souffle. Je ne cesserai jamais de faire le deuil de Bailey pour la bonne raison que je ne cesserai jamais de l'aimer. C'est comme ça. Le deuil et l'amour sont liés, l'un ne va pas sans l'autre. Tout ce que je peux faire, c'est l'aimer, aimer le monde, et célébrer sa vie en vivant la mienne avec audace, joie et courage."

Merci à Véronique et aux éditions Gallimard Jeunesse pour la découverte de ce romanLire les avis d'Amanda, Francesca, Laure, Thalie, Lily et ses livres, Clarabel, Gaëlle, Cunéipage, Cathulu

Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Lael69 7475 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte