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Presse libre recherche aquarium plus grand !

Publié le 14 décembre 2007 par Jotbou

L'affaire Dasquié qui secoue en ce moment le milieu médiatique et journalistique est proprement insupportable et tend une fois de plus à d’avantage de vigilance vis à vis de libertés devenant trop rapidement restrictives.

L’histoire se résumé ici et met en évidence une tendance qui se répète bien trop souvent au goût de tous ceux qui aiment à être informés. En effet en moins de deux ans, c’est tout de même la troisième affaire d’importance que l’on nous relate quant à des journalistes ou des organes de presse qui subissent de très fortes pressions voir des actions en justice vis à vis simplement de leur travail ! Rapidement on peut rappeler l’affaire Clearstream qui a accouché de la mise en examen de Denis Robert mais également d’une perquisition avortée au siège du “Canard Enchaîné“.

Cette fois-ci l’affaire est relative à un article publié dans “Le Monde” mettant au jour de tous des documents confidentiels de la DST française quant à de fortes présomptions concernant les évènements du onze septembre 2001. Le journaliste a été, jeudi 6 décembre mis en examen pour compromission au secret de la défense.

Sous ce prétexte se cache donc un vieux serpent de mer qui n’est autre que le droit à l’information que tout à chacun a au sein d’une démocratie, et qui dans ce cas précis est remis en question. Par ailleurs, de manière insistante la désignation d’une de ses sources lui est demandé afin de remonter à l’origine de la fuite. Et là encore, c’est l’article 109 du code pénal qui est enfreint car celui-ci garantit aux journalistes la protection totale de toutes sources journalistiques afin de se prémunir de toutes formes de pressions.

Seulement voilà, dans l’extrait de “Revu et corrigé” que je vous propose ci-dessous, Guillaume Dasquié met en évidence la vraie raison qui fait que c’est à propos de son travail que l’on vient battre en brèche les garanties même de son travail. La raison d’Etat (dont il est un spécialiste de la question) et peut être plus sournoisement une sortie de route du plan de communication officiel.

Car lui même le dit, la majorité des informations qui arrivent dans les médias, sont le fruit de fuites organisées et planifiées. Et lorsqu’un journaliste en vient à publier des documents dit confidentiels ou qui sentent la poudre, des actions judiciaires lui viennent de plein fouet pour le faire taire ! C’est très grave et cela remet totalement en jeux le fonctionnement même de la presse.

Même si la voix du peuple se veut porteuse de cette idée d’une presse cadencée, il s’agit cette fois-ci d’un de ses acteurs de l’intérieur qui vient mettre noir sur blanc le fait que la presse est libre oui, mais dans un espace clos ! Et par ailleurs, cela est facilement vérifiable puisque les cas de ces journalistes qui vont plus loin que le bout de leur lorgnette débouche souvent sur une impasse énigmatique… Car, accuser quelqu’un d’avoir fait quelque chose sans preuve revient à de la diffamation. Mais si l’on possède ses preuves, on est accusé dans ce cas de recel de documents ! Si cela ne vise pas contraindre la presse dans ces activités c’est à ne plus rien y comprendre.

Alors voilà un état de fait que je trouve fortement préoccupant et contre lequel il est difficile de prémunir efficacement puisqu’il ne touche pas le traitement même d’une information ; mais la source, la genèse de l’information à laquelle bien peu de monde a accès.

PASSAGE DE GUILLAUME DASQUIE DANS “REVU ET CORRIGE”, LE 8.12.07


Journaliste menacé de prison Dasquiéďż˝
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