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Secret Diary of A Call Girl [Saison 1]

Publié le 14 décembre 2007 par Heather

Petit zoom sur une série automnale qui est passée assez inaperçue dans la blogosphère francophone. ^_^ 

Même si son retour est annoncé dans Doctor Who, Billie Piper continue d'explorer les multiples facettes de son métier d'actrice. Cet automne, elle jouait ainsi le rôle principal d'une nouvelle série d'ITV, qui a été renouvelée pour une seconde saison : Secret Diary of A Call Girl, loin de la douce innocence de Rose.

Diffusée sur : ITV (Angleterre)
Durant : Automne 2007
Comportant : Une saison de 8 épisodes (Saison 2 commandée)

Ça parle de quoi ?
En 2005, une call girl connue sous le nom de Belle de jour publie son journal. Tout au long du livre, Belle restera anonyme. En 2007, l'héroïne prend les traits de Billie Piper à la télévision. L'histoire est centrée sur la belle Hannah. Aux yeux de sa famille, elle est une jeune femme bien sous tous rapports. Mais la nuit venue, elle se transforme en Belle et, prenant les apparats d'une mystérieuse call girl, offre ses charmes au plus offrant. Une double vie pas si facile à entretenir quand on recherche le bonheur... (source : http://www.serieslive.com/)

Avis
Une série qui commence par un dialogue introductif de l'héroïne qui, pour se décrire, explique : "I've never been addicted to anything... except maybe the fourth season of The West Wing", ne pouvait qu'attirer l'attention de la téléspectatrice que je suis. (Le culte que je voue à la série à A la Maison Blanche étant bien connu)
Je dresserai un bilan d'ensemble de cette première saison relativement mitigé, même s'il demeure plutôt positif. En effet, la série se suit aisément. Elle capitalise un bonus sympathie qu'elle parvient  à bien exploiter, tout en restant cantonné dans un divertissement qui ne cherche pas à dépasser ce cadre de départ.
Le format de 25 minutes constitue à la fois un atout, mais également peut-être une faiblesse. Avant tout, il permet d'éviter les longueurs et permet des épisodes courts, toujours directs, parvenant à un résultat assez rafraîchissant. Mais, cette durée limitée, impose une contrainte scénaristique dont la série ne se détache pas. En effet, cela donne parfois l'impression que, au-delà des dialogues assez sympathiques, la fiction se contente de la présence d'une héroïne charismatique, sans chercher à développer réellement des storylines solides. On s'oriente alors plus vers une succession de scènes, de mises en situation qui débouche sur de rapides problématisations sur lesquelles les scénaristes ne prennent pas le temps de s'attarder véritablement. Cela contribue incontestablement à cette légèreté de ton de l'ensemble, même si l'on est dans un drama, non une comédie. Mais on a parallèlement le sentiment d'un certain manque d'aboutissement de la part des scénaristes. Un côté un peu expéditif qui empêche la série de gagner une autre dimension.
Le ton d'une gourmandise résolument libertine ne vire jamais dans le trash. Il y a un certain détachement qui émane de l'héroïne, qui permet à la série de rester étrangement light, en dépit des (nombreuses) scènes de sexe qu'elle contient.
Hannah est un personnage très rafraîchissant. Billie Piper nous montre une autre facette de son jeu d'actrice et se révèle convaincante, à des lieues de l'innocente candeur de la Rose du docteur.
L'écriture de scenarii prétendant nous délivrer une version romanesque de la vie de call-girl s'inscrit sur un ton plus proche de Sex & the City que d'une quelconque tentative de retranscrire la "réalité" de cette vie. Ainsi détachée de tout réalisme, paradoxalement, on retrouve une certaine innocence inattendue, une naïveté romancée ayant pour toile de fond de joyeux libertinages imaginatifs. La série se joue de l'exotisme de son cadre, s'amusant de son sujet. Elle ne cherche pas la provocation, mais se montre plutôt friande de surfer sur les conventions du genre (ou alors elle arrive trop tard au vu de toutes les séries récentes sur le sujet).

La voix off de Billie Piper, qui s'adresse régulièrement directement au téléspectateur, crée rapidement un lien avec ce dernier, générant un fort capital sympathie immédiat. La série repose entièrement sur ses épaules, et cela fonctionne. Le tout étant bien servi par des dialogues ciselés, rapides et directs, qui permettent de suivre facilement les épisodes.

Bilan : Le cadre de Secret diary of a call girl aboutit parodoxalement à une série légère, parfois touchante, dont l'écriture est plus innocente que le sujet le laisserait croire. C'est une chronique osée sans être trash, une tentative de provocation presque naïve, sans véritable arrière pensée. Finalement, c'est ce ton qui rend la série assez rafraichissante, lui confère une identité propre, ainsi qu'une certaine originalité.
Même si on regrettera peut-être cette impression d'inachevé que laisse parfois la série, dans l'esquisse de ses storylines ou dans la psychologie assez unidimensionnelle de ses personnages, mais l'ensemble demeure sympathique sans être révolutionnaire.


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