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Croissance en berne, réduction des déficits impossible

Publié le 08 juillet 2010 par Lecriducontribuable

On se souvient que François Fillon avait annoncé un plan d’économies de 100 milliards d’euros, dont 45 milliards proviendraient de la baisse des dépenses, et 55 milliards d’euros de la hausse des recettes… sans augmenter les impôts.

Comment le Premier ministre comptait-il faire rentrer davantage d’argent dans les caisses de l’État sans augmenter la pression fiscale en conséquence ?

En comptant sur la reprise de la croissance, pardi ! La crise était, dans l’esprit de nos gouvernants, comparable à une catastrophe naturelle. Après les pluies torrentielles de 2008, devait venir – tout seul – le beau temps de la reprise…

Bercy a du coup tablé sur une croissance de 2,5 % par an en 2011, laquelle permettrait, miraculeusement, de faire gagner des milliards d’euros à l’État.

Le ministre de l’Économie, Christine Lagarde, avait déjà jugé cette prévision fantaisiste, de la part de ses propres services notons-le. C’est au tour du Fonds monétaire international (FMI) de le faire, en prévoyant 1,4 % de croissance en 2010, un taux égal à celui estimé par Christine Lagarde pour l’année 2011.

Que faut-il conclure de tout cela ? Que les prévisions de croissance sur lesquelles le gouvernement fonde son plan d’économies sont excessives, et que la croissance ne permettra donc pas de combler à elle seule les déficits.

Le seul moyen serait de réduire de façon drastique les dépenses publiques et donc les prélèvements obligatoires, afin, d’une part, de redresser les finances publiques de la France, et, d’autre part, de redonner aux ménages ainsi qu’aux entreprises les moyens suffisants pour consommer, épargner, et investir.

Car de la même manière que la crise, et la récession qui l’a suivie, a été provoquée par un excès d’endettement public et privé, la reprise de la croissance ne pourra pas se faire d’elle-même. Elle nécessitera une réduction considérable de la charge fiscale qui pèse sur les producteurs de richesse.

Mais ce n’est pas, semble-t-il, cette voie que veut suivre le gouvernement.


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