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Terpsichore, ou la grâce du mouvement

Publié le 10 juillet 2010 par Réverbères
Terpsichore, ou la grâce du mouvementFMG © 2010
Visiter Paris sans passer par Montmartre est inconcevable. Nous ne l’avons donc pas conçu. Belle visite, même si la chaleur rendait la montée vers le sommet de la butte un peu plus dure. Arrivés au sommet, on y voit des tas de choses qui remplissent les cartes postales : les escaliers, la vue sur Paris, la Basilique du Sacré-Cœur, la place du Tertre, etc. Puis, au détour d’une terrasse, l’Espace Dali.
Cet artiste m’a toujours impressionné, depuis ma tendre enfance où une petite reproduction de son œuvre Le Christ de Saint Jean de la Croix m’avait fait découvrir le monde et la religion d’une autre manière.
La visite de cet espace parisien ne m’a pas déçu, tant pour les « peintures » de Dali que pour ses sculptures. Celles-ci m’ont permis de continuer ma réflexion, d’autant plus que Dali ne s’est jamais considéré comme sculpteur. Ce n’est d’ailleurs pas lui qui modelait l’objet final. Son rôle était avant tout de créer l’idée. Il déclarait ainsi que sa « spécialité était en réalité la « transformation », c’est-à-dire l’idée surréaliste de la vision de choses nouvelles, en particulier dans des objets étranges. Pour Dali, la réalisation elle-même de l’œuvre n’est que le résultat d’une simple aptitude mécanique et ne fait pas partie du délicat processus de créativité ». Dès lors, l'artiste se contente d’avoir l’idée et de la concrétiser par une maquette originale, en deux ou trois dimensions. La réalisation finale – le moule, la fonte à la cire perdue et la patine - est confiée à des artisans.
Se dire qu’au bout du compte, l’œuvre d’art se cristallise dans l’idée transfigure celle-ci. C’est là qu’elle prend vie.
L’Hommage à Terpsichore, muse de la danse, s’inscrit bien dans cette vision. Conçue en 1977, mais réalisée quelques années plus tard, Dali oppose dans cette œuvre « deux images, confrontant la douce et charnelle muse, à l’autre sculpturale et métallique. L’absence d’information sur les deux visages souligne la signification purement symbolique de ces deux personnages. La danseuse avec sa forme classique, lisse, incarne la Grâce et l’inconscient, alors que l’autre statue, plus anguleuse, cubique, incarne la croissance et le rythme chaotique de la vie moderne. » (Commentaires affichés dans l’Espace Dali).
Quelle mystique ! Dali déclarait d’ailleurs « Ma mystique n’est pas uniquement mystique religieuse, elle est mystique nucléaire, mystique hallucinogène, mystique du cubisme gothique, mystique de l’or… ».

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