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Google va-t-il tuer Wikipedia ?

Publié le 15 décembre 2007 par Plusdebuzz

Son projet, baptisé Knol, adopte un modèle d’encyclopédie en ligne sensiblement différent basé sur la compétition des auteurs plutôt que sur la communauté.

Google veut rendre leur part de gloire aux encyclopédistes en ligne. Le moteur de recherche leader du net vient en effet de lever le voile sur un projet baptisé « Knol ». Soit la moitié de « Knowledge », la connaissance en anglais. Cet outil gratuit servira, selon la firme de Moutain View à « aider les gens à partager leurs connaissances ». Un objectif qui rappelle celui de Wikipedia, la plus grosse encyclopédie en ligne.

Mais les premiers détails révélés par Google laissent apparaître des différences notables. Là où Wikipedia met en avant la communauté et son « intelligence collective », Knol veut mettre en valeur les compétences personnelles d’auteurs clairement identifiés. En clair, un internaute peut librement s’inscrire, créer un « knol » sur le sujet de son choix, et écrire ce qu’il souhaite sur ce thème en en assumant la responsabilité.

Les internautes de passage sur le knol pourront commenter librement l’article et le noter. Mais, a priori, ils ne pourront pas en modifier le texte, contrairement à Wikipedia qui permet des éditions régulés par des processus qui s’apparentent à des comités de lecture collectifs. L’auteur du knol pourra (ou non) prendre en considération les remarques de ses lecteurs. Il pourra également affirmer ses opinions haut et fort, là où Wikipedia a une ambition d’objectivité régulée par la multitude.

Appât du gain

Quant à Google, il se contentera de gérer l’intendance, c’est-à-dire de faire arriver les meilleurs knols sur un sujet en bonne place dans les résultats de recherche sur Google (au dessus de Wikipedia ?), de calculer les notes de popularité des knols, de suggérer des liens pertinents du type « du même auteur » ou « sur le même sujet ». Car un même thème sera probablement traité sur une multitude de knol. « La compétition des idées est une bonne chose », indique Udi Manber, un des vice-présidents de Google, qui présente le projet. Objectif à peine voilé : faire émerger des internautes faisant autorité.

Cette personnalisation à outrance des « knolistes » est d’ailleurs assumée dans l’exemple en image fourni par Google : la photo de l’auteur apparaît en tête d’article, ainsi sa qualité (professeur, écrivain, ingénieur, etc…). Et si cette prime à l’ego ne suffit pas à attirer les encyclopédistes vers Knol, l’appât du gain pourra y aider : le knoliste pourra en effet choisir d’intégrer des publicités fournies par Google dans ses articles, et toucher « une partie substantielle » de ces revenus.

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