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Guan Gong, Guan Yu et Guan Di

Publié le 14 juillet 2010 par Fengshui
Guan Gong, Guan Yu et Guan Di
Divinisation de Guan Yu, personnage historique de l'époque des Trois royaumes, Guandi est l'un des dieux les plus populaires de la religion chinoise. Elevé au rang de bodhisattva par le bouddhisme, il a été érigé en modèle de vertu par le confucianisme, qui voit en lui le « saint guerrier » (wusheng 武聖) faisant pendant au « saint lettré » (wensheng 文聖) Confucius.
Guan Yu est toujours prêt à intervenir contre tous ceux qui troublent la paix du peuple, ennemis étrangers, rebelles intérieurs, sorciers ou mauvais esprits de toutes sortes, animaux malfaisants. Aucun démon n’ose lui résister ; tout maléfice est rompu dès que son nom est prononcé, même la seule vue d’un acteur jouant son rôle au théâtre met en fuite les revenants. Il tient une place considérable dans la vie religieuse actuelle, et le fait est d’autant plus intéressant que son culte est relativement moderne.
Les Trois Royaumes
L’Empereur Guan est un personnage parfaitement historique qui vécut au IIIe siècle de notre ère, le général Guan Yu, qui servit le fondateur de la dynastie des Han de Shu à l’époque des Trois Royaumes, et mourut misérablement à l’âge de cinquante-huit ans, en 220, massacré par ordre de l’empereur de la dynastie rivale des Wu, après la prise de la ville de Jiangling, où il s’était réfugié après une défaite. Il est impossible de conter ici en détail la légende du dieu ; elle tient la plus grande partie du plus célèbre et du plus populaire des romans chinois, le Roman des Trois Royaumes. La scène la plus célèbre, celle que le théâtrereprésente le plus souvent, est le « Serment des Trois dans le jardin des Pêchers ». Liu Bei, le futur empereur, fondateur de la dynastie des Han de Shu (Sichuan, un des Trois royaumes ; les deux autres étant Wei, bassin du FleuveJaune et Nord de la Chine, et Wu, bassin inférieur du Fleuve Bleu et provinces du Sud) vivait pauvrement avec sa mère veuve et gagnait son existence à faire des souliers et des nattes, quand, un jour, il vit une affiche appelant des hommes de courage pour combattre les rebelles Bonnets Jaunes ; et, après l’avoir lue, il se retirait en soupirant, quand il s’entendi t appeler et vit un, homme extraordinaire, un colosse à la tête de léopard, à la barbe de tigre, aux yeux ronds, à la voix pareille au roulement du tonnerre : c’était le riche boucher et marchand de vin Zhang Fei, qui lui proposa de s’unir à lui pour répondre à l’appel du gouverneur. Tous deux entrèrent dans une taverne pour discuter leur projet, et, pendant qu’ils buvaient, survint un homme d’aspect terrible qui, en entrant, annonça son intention de s’enrôler lui aussi. Liu Bei et Zhang Fei le firent asseoir auprès d’eux, et, quand il eut dit son nom, GuanYu, et raconté son histoire, ils lui découvrirent leurs desseins, après quoi tous trois allèrent à la maison de Zhang. Derrière la maison était un petit jardin de pêchers, et les arbres étaient tous en fleur ; ils y allèrent pour causer, puis, sur la proposition de Zhang Fei, ils se jurèrent mutuellement d’être frères, en offrant au Ciel un cheval blanc et à la Terre un boeuf noir. Puis ils partirent à la ville du gouverneur, emmenant avec eux une bande de jeunes gens de leurentourage.
Le culte
On ne sait pour quelles raisons et sous quelle forme se constitua et se développa une sorte de culte populaire de Guan Yu ; mais il était déjà assez répandu au VIIe siècle pour que le Bouddhisme l’adoptât : il était, déclare à cette époque le religieux Shenxiu, le Dieu du Lieu, Qielanshen, de certains temples. Sa vogue dut augmenter encore pendant les siècles suivants, si bien que le superstitieux empereur Huizong, sous l’influence de ses favoris taoïstes, l’accueillit dans la religion officielle avec le titre élevé de Roi de la Pacification Militaire, Wuanwang (1102).
Le succès du Roman des Trois Royaumes, le Sanguozhi yanyi, dont il est un des héros, porta sa gloire au plus haut point. L’empereur Shenzong des Ming (1573-1619) l’éleva au rang de Grand Empereur, ce qui l’égalait au Pic de l’Est, avec le titre de Grand Empereur Juste qui Aide le Ciel et Protège l’État. La dynastie mandchoue le fit monter encore : il avait, dit-on, défendu lui-même l’entrée des appartements im périaux lors de la conjuration de 1813, où l’empereur Jiaqing faillit perdre la vie ; aussi ce prince et son successeur Daoguang eurent-ils pour lui une dévotion particulière. Le premier lui décerna le titre d’Empereur Militaire, Wudi, et le second décida qu’on lui rendrait des honneurs égaux à ceux de Confucius. Des temples lui ont été élevés dans toutes les villes administratives, et, jusqu’à la fin de l’empire, les fonctionnaires durent y aller en cortège officiel faire des offrandes chaque année, le 13 du premier mois et le 13 du cinquième mois, jours de sa fête ; en outre, d’innombrables temples et chapelles locaux lui sont élevés un peu partout. Son rôle officiel était de protéger l’empire contre toute attaque extérieure et contre toute rébellion intérieure, et aussi de s’occuper des fonctionnaires militaires qui lui rendaient un culte spécial.
Contes et legendes
La religion populaire voit surtout en lui un grand pourfendeur de démons, un dieu qui rompt les maléfices. On l’appelle le Grand Empereur qui soumet les Démons, Fumo dadi, et on conte à ce sujet des anecdotes très nombreuses.
Un personnage très riche étant mort jeune, un daoshi se présenta, qui s’engagea à le rappeler à la vie, mais ajouta que, d’après les règlements infernaux, pour qu’un mort revienne à l a vie, il faut qu’il ait un remplaçant qui meure pour lui. Aucune des femmes du défunt n’acceptant de se sacrifier, un vieux serviteur s’offrit : grand dévot de Guandi, il alla d’abord au temple prier pour la réussite des incantations. Au milieu de la cérémonie, un coup de tonnerre éclata, et le daoshi tomba foudroyé ; son cadavre portait en gros caractères la phrase suivante : Condam né par le Ciel, comme corrupteur de la Religion, destructeur de la Loi, qui en changeant de corps a convoité la fortune ; et exécuté immédiatement conform ém ent à l’ordre reçu Le magicien avait voulu non pas ressusciter le mort, mais prendre sa place en envoyant sa propre âme dans son corps, et Guandi, averti par les prières de son fidèle, était intervenu pour le châtier.
Dans un autre conte , un habitant de Pékin, nommé Ye, étant allé souhaiter la fête d’un de ses amis qui demeurait aux environs, rencontra vers le soir un voyageur qui se présenta comme le cousin de son ami et déclara qu’il allait, lui aussi, lui faire visite. Arrivés chez leur hôte, ils furent très bien reçus, puis, après dîner, furent logés ensemble dans une chambre où on installa un domestique pour les servir. Au milieu de la nuit, Ye s’éveillant vit le cousin qui, assis sur son lit, dévorait le domestique en jetant à terre les os rongés ; effrayé, il invoqua le Grand Empereur Dompteur des Démons, et aussitôt, avec un bruit de gongs et de tambours, Guandi apparut brandissant son sabre et se jeta sur le démon ; celui-ci se changea en un grand papillon et, en voltigeant, échappa au sabre du dieu. Soudain un coup de tonnerre retentit, Guandi et le papillon disparurent tous deux. Même la simple apparition d’un acteur grimé en Guandi suffit à rompre les prestiges.
Un jour, une compagnie d’acteurs célèbres de Pékin vit venir un domestique à cheval qui les invitait à aller jouer dans un hôtel situé tout près d’une des portes de la ville. Ils partirent aussitôt et, à la nuit tombante, arrivèrent devant une grande maison brillamment éclairée et remplie de monde. Une domestique, en les faisant entrer, leur déclara que sa maîtresse leur ordonnait de ne chanter que des pièces d’amour, et surtout d’éviter toute pièce où parût une divinité. A peine installés, ils se mirent à jouer ; les spectateurs (hommes et femmes assis, conformément aux rites, dans des lieux séparés) formaient un public extraordinaire, qu’on n’entendait pas, qui parlait, ou riait, ou manifestait son opinion à voix basse. Ils en furent étonnés, mais plus encore irrités, quand ils virent que la nuit passait et qu’on les faisait chanter sans arrêt sans que nul pensât à leur offrir des rafraîchissements. A la fin, exaspérés, ils jouèrent, malgré les recommandations du début, une pièce mythologique, et Guandi entra en scène, sabre en main, au bruit des tambours. Au même instant, tout disparut, lumière, spectateurs, maison même, et les acteurs se trouvèrent dans un lieu désert devant la tombe d’une jeune fille de famille riche morte depuis peu. C’était elle qui les avait invités, et ils avaient joué toute la nuit devant un auditoire de morts qui avaient pu prendre pour un temps l’apparence de vivants ; mais, à la vue de l’acteur costumé en Guandi, ils avaient dû revenir à leur forme véritable.
Dans un autre récit, c’est un renard ayant pris la forme humaine à qui il arrive malheur : il transportait par magie, au milidetritusdeu des airs, un homme avec qui il avait lié amitié, quand, passant par mégarde au-dessus d’un théâtre où Guandi était en scène, il perdit sa puissance et laissa choir son ami au milieu des spectateurs.
Guan Di dans le feng shui.
Le Général Guan Ti, plus tard connu sous le nom de Kuan Kung ou Guan Gong dans le feng shui. Dieu de la guerre, il est par la suite aussi devenu Dieu de la richesse.
Placements
- Face à la porte d'entrée de votre maison ou appartement
- Les adeptes du feng shui des huit aspirations placeront une statue de Guan Gong en métal dans la zone Nord Ouest pour activer la chance du mentor.
- Les hommes d'affaires le placeront derrière le bureau comme soutient.
- Commerçants et entreprises le placeront face à la porte d'entrée.
- Une statue de Guan Gong en cuivre est aussi un excellent remède au 5 jaune et à l'étoile #2 du feng shui des étoiles volantes.

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