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Woerth et la pierre à briquet

Publié le 15 juillet 2010 par Jlhuss

hippodrome.1279172879.jpgTrop c’est trop! Éric Woerth serait maintenant un vil promoteur immobilier ayant bradé un champ de courses à une “connaissance” … On retrouve des accents du temps de Felix Faure et de Marguerite … vous connaissez l’histoire : “A-t-il encore sa connaissance” ? Et l’autre répondant : “Non, elle est sortie par derrière” !

Demain, c’est certain, les journalistes trouveront un brave quidam auquel Éric Woerth aura demandé du feu pour allumer ce qui ne pourra être qu’un cigare ! Une enquête de proximité, rondement mené auprès du portier de Bercy s’empressera de retrouver l’existence d’un compromis. On sait parfaitement que de tels “compromis” sont de mise, tout a fait légalement, dans les contentieux entre les particuliers ou les entreprises, mais dans le contexte actuel de “chasse a l’homme”, ça passera comme du bon pain. L’important étant non pas d’informer mais de ne pas lâcher prise. Aucun effort de compréhension, d’explication, n’est entrepris; il s’agit de casser et de trouver tous les jours une nouvelle source pour abreuver la meute.

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Peu importe que la société bénéficiaire possède un bail de 12 ans et qu’elle soit propriétaire des bâtiments déjà existant depuis de très nombreuses années, peu importe si l’évaluation jetée en pâture comme très favorable n’est autre que l’estimation des Domaines. Ce qui importe,  c’est de lâcher une info sur Woerth : il faut l’abattre, c’est la seule et unique, préoccupation d’une  presse, comme chacun sait inféodée au pouvoir. Pour en revenir au quidam prêteur de flamme, le compromis signé quelques mois après l’emprunt du feu et quelques heures avant le départ de Woerth de Bercy suffit pour prouver la vilenie. Une nouvelle affaire est née : Woerth et la pierre à briquet.

Les bons journalistes, sont nombreux, mais la course au scoop fait que pour ne pas être en reste, la plupart des médias reprennent très rapidement la moindre “intox”, sans vérifier, sans investigations complémentaires.
Si “le Canard” a dit … c’est parole d’évangiles, dépêchons nous de publier pour ne pas apparaître à la remorque, à la ramasse.
Il pourrait y avoir une autre explication à cet acharnement. L’affaire Woerth a pris un tel relief que la panique s’empare des rédactions : “et si nous nous étions trompés ?” Il faut absolument achever la ” bête” par tous les moyens, pour ne pas passer pour des imbéciles !


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