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Quelle drôle d’idée !

Publié le 16 décembre 2007 par Philippe Chouraqui

On voit ou lit souvent des reportages sur telle personnalité qui vient de réaliser une excellente opération financière et qui, tout naturellement, part s’installer à Bruxelles ou en Suisse. Naturellement ? En y réfléchissant de manière globale et non uniquement en ayant les yeux rivés sur le solde de mon patrimoine, cela ne me parait si évident, et je me pose plutôt cette question :

Comment peut-on aller s’enfermer dans des endroits tristes à mourir quand on vient de gagner le pactol permettant de profiter à l’envie de ville comme Paris ?

Pour sauver quelques centaines de milliers d’euros de plus ? Quelle tristesse alors que même après avoir payer tous les impôts normalement dus en France, il resterait encore largement de quoi vivre royalement. Je ne suis pas, aujourd’hui, dans cette position, mais j’espère que mes proches me secoueront énergiquement si je décide, un jour, de partir dans un autre pays pour de simples considérations financières.

L’argent est évidemment important, pouvoir voyager, aller au restaurant, se faire plaisir sans trop regarder son compte, payer les études des enfants,… mais la qualité de vie reste une priorité pour moi. Je préfère mille fois payer beaucoup d’impôts et vivre dans une ville, un pays, qui me permet de m’épanouir plutôt que de m’astreindre à contempler le lac Léman.

Surtout qu’après un énorme succès, il n’est pas rare de connaitre un bon coup de blues. La personne vient d’atteindre l’objectif qu’elle s’était fixée depuis de nombreuses années, pour lequel, au moins en partie, elle travaillait tous les jours, peut maintenant s’offrir tout ce qu’elle souhaite… c’est génial, mais quel est le moteur de sa vie maintenant ? Pas si simple qu’il n’y parait de se relancer lorsqu’un gros chèque vient de tomber, que l’activité s’arrête alors qu’on était sollicité tous les jours, que l’excitation disparait. Si en plus, le ciel est gris et que dehors c’est le calme plat…

Ne plus avoir besoin de faire d’effort, de devoir attendre pour se payer la maison, la voiture, le meuble, la tableau, le voyage de ses rêves. A la fois agréable, mais cela prive certainement d’une grande part du plaisir. Finalement, il faut aussi savoir se préparer à ne plus être dans le besoin…


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