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Et si nous jetions Ch.Lagarde aux loups?

Publié le 16 décembre 2007 par Frednetick

C’est une bonne question non? Enfin vous ne la comprendrez vraiment que si vous avez lu l’iterview de la dame Christine dans le métro d’hier. M’dame Chris’ine elle veut s’interroger sur la raison qui fait que les jeunes “loups” de la finance quittent Paris pour aller faire fortune à la London Stock Exchange (LSE pour les intimes), et veut proposer des solutions pour que ces ptits carnassiers restent sur le territoire national.

N’est-ce pas attentionné?

Se précipiter sur la suite (mais sans quitter cette page !)

Il y a une chose que l’on ne peut pas reprocher à notre ministre, c’est de méconnaîte la nature profonde des boursicoteurs d’envergure. Homo homine lupus disait Thomas Hobbes, les jeunes loups lui répond M’dame Chris’ine.

A y regarder de plus près, tout de même, elle est assez étonnante non cette déclaration vous ne trouvez pas? L’image du jeune loup est tout sauf positive. Elle s’accompagne en général de la mention d’un dentition particulièrement longue qui aurait tendance à dégrader violemment la structure de ce magnifique parquet en bois de hêtre que vous aviez en tant de mal à reprendre.

Et néanmoins, voilà que notre ministre/candidate s’interroge sur la façon de les retenir “at home”. Il faut bien admettre que la tentation est grande, car cet exil massif de ceux qui empruntent les luxury jet de 7H pour aller faire les zazous à Londres prive la France de la finance de jeunes gens talentueux et relativement aisés.

Je dois bien admettre que je reste cependant fort réticent à reconnaitre leur valeur ajoutée, tout simplement parceque je peine à voir en quoi la finance telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui est un atout. Bien entendu elle crée de la valeur, ce que Marc Dupuis de désir d’entreprendre résume sous le vocable de “valeur actionnariale”. Mais cette valeur actionnarial, si elle est légitime dans une certaine mesure tend à devenir une contrainte pour les entreprises, limitant même les projets et investissements à entreprendre.

Traditionnellement, les investissements étaient pensés en terme stratégique, de prise de position sur des marchés et/ou de développement des capacités de production. Corrélé à ce souci du bon investissement se trouvait la question de la méthode à utiliser pour le financer. Crédit ou capitaux propres?

D’un côté le coût souvent élevé des capitaux propres qu’il faut lever en bourse ou auprès de capital risqueur (les célèbre acteurs du private equity). De l’autre des remboursements fortement liés à l’évolution des taux d’intérêts.

Les zinzins ou investisseurs institutionnels, de part leurs prises de positions et leurs exigences ont peu à peu retourné la réflexion. Désormais le retour sur investissement des investisseurs détermine les projets à mener. Sous 15% de ROE (return on equity) ce n’est pas la peine d’y penser, les zizins ne mettront pas un kopeck dedans car ces gens là risquent gros. Du moins c’est ce qu’ils sont parvenus à faire croire.

Alors a quoi bon retenir les jeunes loups si leur seule présence devait aujourd’hui créer une dépendance encore plus forte ? Et bien parceque par la magie de la libre circulatio des capitaux, peut importe où ils travaillent, leur business écrase les entreprises où qu’elles se trouvent.. C’est beau non la mondialisation? Alors on dit quoi? On dit “bienvenue les petits loups !!! ”

[PS: Billet trop court et qui trouvera des compléments dans les prochians jours]

Cacher cette brillante littérature


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