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De "La table du Lancaster", de Chalon sur Saône, de la guerre des étoiles

Publié le 20 juillet 2010 par Isaac_paris

8, rue de Berri. L'adresse du lieu. Une adresse, comment dire ... bôf bôf. Ben oui, le quartier des Champs-Elysées, c'est tout de même très étrange comme ambiance. Les Champs, envahis par les touristes à casquettes et en short, par une jeunesse de banlieue un brin désoeuvrée et qui de toute évidence ne s'habille pas chez Arnys ou Hackett. Mais aussi, des boutiques de luxe quelque peu tapageuses, Cartier, Omega, Vuitton. Des Aston et des scooters de livreurs. Des fast-foods et des clubs de strip américain. Un monde quoi.
Et au beau milieu de ce cloaque, un miracle qui échappe à la vue des non initiés. L'Hôtel Lancaster a en effet demandé à Michel Troisgros de superviser son restaurant, sa table ; très malin. Troisgros, un nom de légende. Depuis 41 ans, à Roanne, la maison Troisgros assure ses trois étoiles au Michelin. Avec une régularité unique au monde. Et sur trois générations. Des grands parents, originaires de Chalon sur Saône (tout comme Rachida Dati et votre serviteur), de leurs fils Pierre et Jean, la fameuse fratrie, et aujourd'hui Michel. Les Kennedy de la cuisine.
La table, donc. Le lieu ? Une fois le tumulte grand guignol de la rue de Berri derrière vous, le monde change totalement. Quel bel endroit cher lecteur. Et le summum en cette période estivale c'est de déjeuner dans le patio. Les tables sont très agréables, espacées. Un patio verdoyant, arboré, où coule même une fontaine. Bluffant. Même pour ce vieux bougon d'Isaac.
Le lieu ? 18 / 20
Le service ? Pas mal du tout non plus. Plutôt jeune et efficace. Quelques maladresses. Rares et pardonnables. 16/20.
L'assiette ? Wahou. Quelle merveille que cette cuisine. C'est beau, c'est bon, c'est intelligent, surprenant mais respectueux de la tradition. Bien, très très bien. On a le sourire à chaque plat, ou mise en bouche. Enthousiasmant jusqu'au dessert, jusqu'au café. Dans le désordre. Melba de Sardines à la truffe, Dim-sum à la mirabelle au lait blanc, et Sole à la ciboulette des Frères Troisgros. 18/20.
La note ? Ca pique un peu les amis. Ambiance plus de 150 € par personne. Mais en sortant, vous pouvez me croire, ma première pensée est allée à ma prochaine fois et ma deuxième : bon, le TGV, il va à Roanne direct ou avec un changement?
nm.
PS : pour l'édition 2011 du Michelin, une deuxième étoile pourrait être une savoureuse récompense.

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