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The Dead Weather – Sea Of Cowards (2010)

Publié le 04 mai 2010 par Pax

Après Horehound en 2009, Jack White, Alison Mosshart, Dean Fertita et Jack Lawrence remettent le couvert en 2010. White aura donc bien tenu son pari de sortir le prochain album des Dead Weather moins d’un an après la sortie du premier. Cet album, annoncé en octobre 2009, ou tout du moins dans ces eaux là, sort le 10 mai 2010. C’est dire le temps qu’on eut les fans de s’interroger sur la qualité du prochain album, et sur la direction musicale qu’allait prendre le groupe. White résume tout ça en quelques mots : « it’s gonna be heavier and bluesier ». Tout était dit.

The Dead Weather – Sea Of Cowards (2010)

Sea Of Cowards s’ouvre sur Blue Blood Blues. La batterie qui ouvre annonce un bon morceau, rythmé et assez lourd. La guitare suit sans souci, et la voix de White arrive. Et là, désillusion, on se croirait presque dans ICut Like A Buffalo, sur Horehound. Pour autant, ce n’est pas de la mauvaise qualité, loin s’en faut. On se demande simplement si White et ses potes étaient toujours inspirés pour cet album. Hussle And Cuss prend la suite, et commence sur une intro à la batterie calme, vite rejointe par une guitare sur un riff sympatoche. Miss Mosshart finit par pointer le bout de son nez, pour embarquer le morceau assez loin avec sa voix bien particulière. Les ponts de la track sont posés à la basse, bien audible, supportée par une batterie bien Whitienne et une guitare super distordue qui continue de faire monter le son en puissance. Le final arrive juste après une montée énorme, est abrupt, parfait pour finir la chanson. Du bon son quoi. On continue sur The Difference Between Us. Premier véritable tube de cet album, le morceau est emmené par un riff magistral qui est ensuite soutenu massivement par des accords de puissance. VV arrive alors et hop, la mayonnaise prend génialement. Le refrain est simplement magique, d’une puissance presque sans limite, et la chanson continue sur sa lancée, avant de passer directement à la piste suivante, I’m Mad. Des petits accords distordus, une batterie tranquille mais bien lourde, et Alison qui scande « i’m mad… i’m mad.. HA HA ! i’m mad. HA HA ! HA HA ! » La piste a un potentiel tubesque assez fabuleux, mais pourtant, même si la chanson est très bien, le tube ne prend pas. Le fait que ça soit la même chose pendant une minute et demie y est sans doute pour quelque chose. Le fait est que le groupe se réveille parfaitement sur la fin, et on pourrait presque découper la chanson en deux parties distinctes si elle ne faisait pas déjà simplement 3 minutes 14. Le premier single de l’album, Die By The Drop, enchaine. On a un autre tube dans cet album. On retrouve le background musical super chargé, et Mosshart part direct, avec une voix plus que hautaine qui ne peut que séduire. Elle est rapidement rejointe par White, et au final, on a un tube. C’est du très très lourd.

I Can’t Hear You se fait un peu attendre, mais le petit truc à la guitare du début avec juste une batterie vaut bien cette attente. La chanson est plus posée que les autres, pas d’énervement subit, pas de départ en freestyle, mais pas de prise de risque non plus, la chanson est un peu facile à mon goût. Elle reste agréable tout de même, mais on sent qu’il lui manque quelque chose quand même. Ensuite, Gasoline ou le retour du tube. Le retour de l’énervement, du freestyle, du bordel, du gros kiffage de race qui sera parfait en live. VV hurle, la guitare couine, la batterie se colle par-dessus tout ça pour former un gros bordel sonore, mais c’est génial ! La guitare de No Horse lance la chanson, soutenue par un riff à la basse qui laisse ensuite la place à la voix de Mosshart. Le blues rock sort pas mal dans celle là, les guitares sont saturées à mort et la voix d’Alison est grillée à fond. Un mélange très bon en fin de comptes. La suite renoue avec White dans les lead vocals. La chanson, Looking At The Invisible Man, est correcte, sans trop de risques encore une fois, mais au moins, on a des White’s lead vocals. La fin est up-tempo et permet d’enchainer direct avec Jawbreaker, avant dernière piste de l’album. Elle relève un peu le niveau de la précédente avec ses couplets très saccadés de son refrain plus marqué par son riff que par sa voix. La chanson s’emballe sur la fin et s’arrête plus que sèchement sur Old Mary. Dernière de ce second album, Old Mary est parfaite. Pas de musique ou presque, si ce n’est une batterie, quelques accords de piano et quelques notes de guitare. White à la voix, la chanson est la plus posée qu’ils aient pu faire, mais c’est une des meilleures, c’est en tout cas une manière parfaite de clore cet album.

Les Dead Weather sont de retour donc. Mais on les attendait au tournant, et au final, on a bien fait. L’album est bon, c’est certain, mais les facilités ne sont pas évitées et on commence à savoir quand attendre certaines de leurs fantaisies bluesy. Toutefois, White avait raison, cet album est d’une lourdeur et d’un bluesy incroyables, le groupe a continué sur sa lancée, en approfondissant ce qu’ils avaient déjà commencé. Pourtant, faire un album de 35 minutes, pour un tel groupe, c’est inadmissible, c’est presque du foutage de gueule. N’eut été la qualité que j’aurais relégué cette galette au fin fond de ma corbeille Windows avant de la supprimer. Bilan mitigé donc.

Note globale : 13/20.

A retenir :

  • Gasoline
  • The Difference Between us
  • Old Mary
  • Die By The Drop

DIE BY THE DROP

The Dead Weather – Sea Of Cowards (2010)

Pax.


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