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Qui a poussé le domino n°1?

Publié le 18 décembre 2007 par Frednetick

Vous trouvez ça drôle vous hein? On peut se tordre de rire mais les crampes vont vous coller des courbatures partout et des pustules vous pousseront sur dos, tant pis, c’est bien fait.

Le domino des banques US, bien huilé, bien juteux, bien tordu est en train de lamentablement se péter la gueule. Citigroup, Merrill Lynch, Morgan Stanley, et la banque Wachovia (3ème plus grande “chain bank” des EU), le premier domino est tombé, les autres suivent.

Se précipiter sur la suite (mais sans quitter cette page !)

Des milliards de dollars rangés sous le matelas qui partent en fumée, la colonne “provisions pour dépréciation d’actifs” qui n’est plus assez large pour les zéros qu’on veut y mettre, des goldens parachutes ouverts en grands pour des patrons torpilleurs, et une soupe à la grimace pour des milliers de salariés…Un décor de rêve en carton pâte qui sonne désormais plutôt faux même aux yeux des moins regardants.

Les EU ces dernières semaines ont un petit goût de préface aux romans de la veine “des souris et des hommes”. Pas encore la grande crise mais pas loin. Juste assez loin en fait pour continuer à fanfaronner pour éviter de chialer.

Avec un sens assez aigu du timing c’est chez un géant bringuebalant que notre président était allé faire des ronds de jambes. Après une relance à contre-temps qui nous a coûté 15 milliards, c’est maintenant une diplomatie de guerre froide que nous livre NS. Il paraitrait qu’il aurait demandé à Zapatero de lui organiser la visite de l’invincible Armada…

Que peut-il donc arriver aux EU?

Si on veut jouer les cassandres on pourrait avancer qu’une désaffection du dollars comme monnaie de réserve, c’est déjà un peu le cas, provoquerait une vente bien massive de bons du trésors, entraînant une baisse vertigineuse du billet vert.

Et alors? Ben avec un dollar au fond de la cave, c’est une facture énergétique qui va grimper, encore plus si nous imaginons, retors que nous sommes, que l’euro devienne la monnaie de transaction. Un coût de production qui monte (hausse des biens intermédiaires oblige), des importations qui tentent de tenir le coup grâce aux avantages comparatifs en terme de coût du dollars mais qui finalement s’écrasent faute de pépettes, un endettement si massif des ménages que les banques ne peuvent plus faire face. D’autant que les poussées inflationnistes entraînent une hausse des taux de la FED qui grippe ainsi les flux de crédits vers les entreprises qui licencient à tour de bras pour maintenir des ROE susceptibles de rendre le sourire à des actionnaires sur les dents et des vagues de suicides provoquées par la déchéance sociale et l’alccol, par ailleurs interdit devant l’ampleur du fléau, minent la confiance des ménages et enfin des soulèvements populaires sur fond de bataille raciste délitent le peu de sentiment collectif qui restait dans le coeur des américains. Barak Obama finit par déclarer la guerre à la Californie sécessioniste et tout s’achève dans un chaos nucléaire. Oui, la californie s’était doté de la bombe H en prévision des attaques de métèques méxicains en provenance du nouveau Mexique.

Je monte peut être un peu la chose en épingle mais la vérité n’est pas si loin. P.Krugman dans un récent article du NYT craint fortement que la perte de liquidité ne soit bien plus dérangeante qu’on veut bien le croire. La perte de confiance, entre banque et avec les clients va faire plonger le crédit et donc la consommation. Car oui les américains n’ont pas d’épargne (1% environ de leur revenu disponible) contrairement à nous. Et pour continuer à croitre, à maintenir cette sacro-sainte croissance, il faut consommer.

Vous vous rappelez l’histoire de la cigale et la fourmi? Ben la cigale elle à un drapeau avec des zolies étoiles et des stripes rouges, elle guerroye partou, tant est si bien que quand la bise fût venue, elle se retrouve le cul tout nu.

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