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C'est la fête de ma société

Publié le 18 décembre 2007 par Christophe Le Vaillant @mceogroup
Ce matin, je découvre dans « Libération », cet article dans l’air du temps… du mois de décembre.
Pour ceux d’entre vous qui veulent se « lâcher » et faire la fête avant la fête dans son entreprise !
Du harcèlement sexuel au Capitaine de Soirée, service compris, on trouve de tout dans les soirées professionnelles !!!! Souvenir ? Souvenir !

Article paru dans Libération ce matin, par Marie-Joëlle GROS
Mercredi, c’est la fête de ma société. On est tous invités dans une boîte ultra branchée où je n’ai jamais eu l’occasion de mettre les pieds», raconte une jeune femme plutôt enthousiaste, salariée d’une entreprise de télécoms. Son invitation n’a pas grand-chose à voir avec l’arbre de Noël pour les enfants des employés. Non, ça s’apparente davantage à une boum de bureau. Un concept festif et régressif bien connu des entreprises un peu frimeuses et très consommatrices de jeunesse (Internet, télécommunications, publicité, finance, luxe, etc.).
Au prétexte de dire un mot sur les résultats de la société et de souhaiter de joyeuses fêtes à tous, la direction réunit l’ensemble de ses collaborateurs pour une soirée dansante avec spotlights. Chouette ! C’est l’occasion de faire la fête entre collègues, de retrouver le bonheur de griller des cigarettes ensemble et, l’alcool aidant, de draguer ouvertement les jolis spécimens du bureau.
Endurance. Pourtant, les patrons fêtards, passibles de condamnations (au civil et au pénal) s’ils laissent un collaborateur ivre prendre le volant et tuer des gens, se tâtent (lire ci-contre). Comment réjouir les troupes et, dans le même temps, contenir tout débordement ? La réflexion est planétaire. En Europe comme en Amérique du Nord ou en Asie, des cabinets d’avocats se muent en superintendants de la fête. Et rédigent des listes de recommandations, parfois à la limite de la perfidie.
Prenons le cabinet d’avocats d’affaires canadiens McCarthy Tétrault. Son obsession : le harcèlement sexuel pendant les soirées. C’est vrai que des collègues libidineux, ça existe. Pour les neutraliser, plusieurs solutions. Pour McCarthy, le meilleur moyen c’est d’inviter les conjoints. Comme ça, ils se chargeront eux-mêmes de fliquer leur moitié. Et pour réduire la consommation d’alcool, proposer un bar payant. C’est sûr, ça refroidit.
Mais ce qui peut marcher au Canada a de quoi glacer les Britanniques. En Angleterre, les Christmas parties sont une institution. Personne n’aurait l’idée d’y aller avec son partenaire. D’ailleurs, ils ne sont jamais invités. Et pour l’alcool, les Anglais ont de l’endurance. Les journées de travail se terminent souvent au pub. Cuites et défoulement à «Xmas» sont tellement ancrés que, une année, la Royal Society for the Prevention of Accidents s’est fendue d’un communiqué commun avec les syndicats britanniques pour édicter un code de bonne conduite. Rien de très sévère. Un poil grivoise, elle invitait à ne pas escalader la photocopieuse : «Si la vitre casse, vous aurez pour Noël des morceaux de verre dans des endroits douloureux», et précisait que «la table de réunion n’[était] pas faite pour des cadres en surpoids». Pas sûr que des Français aient autant d’humour.
Idylle. Chez nous comme ailleurs, la tentation de décompresser est à la hauteur de la pression subie au travail. Pendant cette soirée, on réclame des quarts d’heure américains, on se noie dans le punch et on finit à quatre pattes dans les toilettes. Des employeurs «responsables» louent des estafettes pour emmener puis raccompagner des salariés pompettes à bon port. Ou offrent de rembourser le taxi ce soir-là. «Il faut savoir se détendre, mais aussi se souvenir qu’on va se retrouver en face de ses collègues le lendemain», sermonne un chef d’entreprise parisien. Les lendemains sont souvent difficiles : la gueule de bois ralentit la productivité. Mais la grande désinhibition a parfois du bon. Après tout, un couple sur deux se rencontre sur son lieu de travail. Le témoin d’une idylle naissante raconte : «Le lendemain de notre fête de fin d’année, j’ai retrouvé mon ordi de traviole et tous mes dossiers en vrac. Pas besoin de faire un dessin : Nathalie et Fred avaient conclu sur mon clavier.»

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