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La criminalité bat son plein dans les zones minières de Tshikapa

Publié le 30 juillet 2010 par Rdcactu
La criminalité bat son plein dans les zones minières de TshikapaCette nouvelle forme de crime organisé endeuille des familles depuis, déjà, quatre ou cinq ans. D’un côté, des familles éplorées. De l’autre des bandits jouissant du butin de guerre. Pour compléter le tableau, les autorités provinciales et les services de sécurité somnolents.
La criminalité vise des motards présumés détenir soit des colis de diamant, soit des liasses de dollars. Pour l’heure, les habitants de la contrée se disent abandonnés, désemparés. Les criminels, eux, semblent assurés d’avoir choisi une fructueuse carrière.
Tshikapa, au Kasaï occidental, veut concurrencer Beni, Butembo et Walikale, où sévit la terreur chaque soir, dans le Nord-Kivu. A Tshikapa, comme dans ces villes de l’Est, les tueurs sont … « des éléments en uniforme militaire non autrement identifiés ».
Question lancinante aux services spéciaux de la police et des forces armées : que vous manque-t-il pour identifier et, surtout, traquer ces « non autrement identifiés » qui sèment la mort et la désolation ?
Comment ces brebis galeuses peuvent-elles se mouvoir avec tant d’aisance, d’un coin à l’autre du territoire, accumulant forfaits sur forfaits, sans tomber dans les filets des gardiens de la paix ? Jouissent-elles du pouvoir des extraterrestres pour échapper aux mailles de la loi ?
L’actualité de la question et l’urgence de la réponse attendue sont illustrées par les cris de détresse lancés par la presse nationale. A en croire Radio Okapi, l’Agence congolaise de presse, l’Agence presse associée et de nombreux tabloïds de la capitale, les services publics de Tshikapa et de la province enregistrent toutes les trois semaines un attentat mortel contre des exploitants artisanaux de diamant.
Réagir vite ! Voilà ce que réclament à l’Etat les exploitants artisanaux, les creuseurs, les commissionnaires, les convoyeurs – appelés tindeurs – ainsi que les comptoirs agréés.
La semaine dernière, deux infirmiers qui convoyaient, à moto, un colis de vaccins de la ville vers l’intérieur, ont été pris pour cible par les francs-tireurs. Blessés, ils ont obtenu le sursis pour leur vie parce que les bandits ont découvert, après coup, que l’objet de leur convoitise n’était qu’un vague colis de vaccins sans valeur marchande.

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