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Conrad Black est libre

Publié le 02 août 2010 par Jclauded
Il aura fallu la Cour Suprême des USA pour libérer le montréalais Conrad Black. En prison depuis 28 mois, où il avait été condamné à 6 ans d’emprisonnement, la plus haute cour américaine a finalement jugé, à l’unanimité, qu’il pouvait être relâché sous caution suite à l’argumentaire de ses avocats qui démontrait que la clause « services honnêtes » avait été mal interprétée par le juge qui l’avait condamné. Il devra donc revenir en cour pour la révision de son cas, mais, entretemps, il est libre.
Conrad Black est un « self-made man ». Je l’ai connu à ses débuts alors qu’il venait d’acheter le journal anglais de Sherbrooke. C’est un homme qui toujours aimé l’écriture. Parti de ce petit quotidien, il est devenu un baron de la presse mondiale et un milliardaire. Il fut nommé lord à la chambre haute anglaise.
A ce que je lis, il semble que son passage dans la prison de Coleman en Floride aura été pour lui une leçon profitable. Lui qui logeait toujours dans de grands hôtels cinq étoiles, la surnommait, en se moquant, le « Grand Hotel Ritz Coleman-les-bains, Floride, E.-U. d'A. »,
De sa cellule, il écrivait une chronique régulière dans un des journaux qu’il a créés, le National Post du Canada, sur son expérience et ses constatations. Cette chronique est devenue la plus populaire du journal et était suivie par des milliers de Canadiens, dont votre humble serviteur. Homme intelligent, bien éduqué, à l’esprit clair, Conrad Black a vite compris les grandes injustices créées dans les prisons américaines et les dénonçait, sans ménager la chèvre ou le chou. Sa dernière chronique du 30 juillet, sa première depuis sa remise en liberté, intitulée « my prison education » est un plaidoyer sérieux pour la réforme de l’ensemble du complexe pénitencier américain. C’est à lire à http://fullcomment.nationalpost.com/2010/07/31/conrad-black-my-prison-education/.
De plus, en prison, il a enseigné à des prisonniers pour leur permettre de passer leur secondaire. Ils ont réussi avec fierté. A son départ de la prison, c’est en ligne que les prisonniers reconnaissants sont venus le saluer une dernière fois.
Ceux qui le connaissent bien affirment qu’il est un homme changé. Je le crois, si j’en juge par un récent email que j’ai reçu de lui, de sa cellule. Conrad Black est un homme d’une vaste expérience. Personnellement, je crois qu’il devrait oublier les affaires et dédier sa vie au meilleur être de ses concitoyens. Je sais qu’il veut s’occuper, entre autres, de faire changer le système pénitencier américain. C’est un grand, noble et important projet. Mais j’aimerais aussi qu’il s’occupe à aider les jeunes Canadiens, particulièrement les jeunes Québécois et Québécoises, à mieux réussir dans les affaires. Homme d’une grande culture, il possède des qualités de pédagogue évidentes. Lui, mieux que n’importe qui d’autre, me semble bien placé pour guider les jeunes de chez nous à réaliser de grandes choses pour notre pays. Plus nos jeunes réussiront, meilleure sera notre société.
Bonne chance Conrad Black !
Claude Dupras

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