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Champions du monde d'Europe !

Publié le 02 août 2010 par Pascal Boutreau

20100707_otages-france-televisionsParce qu'il ne faut pas les oublier, une pensée pour Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier (et leur 3 accompagnateurs), les deux journalistes de France Télévisions, retenus depuis fin décembre en Afghanistan...Histoire de rappeler aussi que derrière les images qui inondent nos télés,  il y a des hommes qui risquent parfois leur vie pour nous informer.

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L'actu de la semaine, ce sont forcément les Championnats d'Europe d'athlétisme à Barcelone. Quel pied ! Des médailles à gogo qui font toujours plaisir à notre fibre patriotique mais surtout un superbe état d'esprit. Difficile de mettre en exergue un moment ou un athlète. 

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De Christophe Lemaître, la star de cette semaine barcelonaise avec ses trois ors, je retiendrai son visage rempli de détermination à l'arrivée du 200m, témoin d'une farouche volonté de gagner. Ok, il est encore loin des Bolt and Co... Mais il n'a que 20 ans le gamin et si les p'tits loups ne le mangent pas (eh oui, les loups rappliquent souvent dès les premiers honneurs reçus avant de vite disparaître quand un petit grain de sable dérègle la belle machine), sa route le rapprochera des meilleurs. Pas mal aussi le discours de Yohann Diniz à l'arrivée de son 50km marche. Le mec vient de faire toute la course seul devant et, 10 minutes après avoir franchi la ligne, il sort des déclas de top niveau où il n'oublie personne, où il témoigne de se remise en question après plusieurs échecs (la marque des grands champions), où il remercie les jeunes qui ont eu la bonne idée de leur "foutre un bon coup pied au cul", le nouveau DTN Ghany Yalouz (au passage pour l'avoir eu quelques fois au téléphone à son époque lutteur, je comprends que son impact soit aussi fort et qu'il ait su trouver les bons mots avec les valeurs propres aux sports de combat comme la lutte)

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Et Romain Barras alors ? Les décathloniens, ce sont juste les dieux du stade. Deux jours à enchaîner des performances de fou, deux jours conclus par un ultime 1500m, un calvaire pour beaucoup d'entre eux taillés davantage dans le granit que dans une allumette.  Et malgré tout, la force de s'arracher, d'aller chercher cet or avant un tour d'honneur où tous ces décathloniens saluent une dernière fois le public, main dans la main. A chaque fois mon moment préféré dans les grands championnats d'athlétisme. Un tour d'honneur qui pour moi résume ce que devrait être le sport. Une lutte intense, extrême parfois, puis un partage et une communion.

Moins d'émotion peut-être pour Renaud Lavillenie et les deux acolytes du 3000m steeple dont les victoires étaient attendues. Respect néanmoins d'avoir su assumer un statut de favori qui en a mangé beaucoup d'autres par le passé. Au passage, obligé de souligner quand même que l'ESFRA, le club de Reims, compte deux champions d'Europe avec Diniz et Mekhissi... (pour ceux qui sont amis avec L'Equipe sur Facebook, vous aurez noté qu'à chaque fois, dans les news, c'est précisé... "le Rémois Mekhissi (ou Diniz)..." Vu que c'est moi qui les écris ces news, je ne vais pas me priver de faire un peu de pub pour la région !

Epatant aussi l'or de Myriam Soumaré sur le 200m. Bon, faudrait pas qu'elle en fasse trop non plus parce que ça pourrait finir par énerver, mais sa fraîcheur faisait plaisir à voir. Beau moment de télé aussi grâce à France Télévisions lors de la Marseillaise avec le double écran entre Soumaré en train de swinguer sur l'hymne et Lavillenie, tout juste sacré à la perche, lui aussi chantant la Marseillaise.

Je vais vous épargner par contre le discours du "ça fait du bien après la coupe du monde de foot". Depuis un mois, dès qu'un Français dit bonjour et obtient un bon résultat, pan, on nous sort le "les footeux devraient s'en inspirer". A un moment, la répétition lasse. Certes, les abrutis du bus ne méritent pas un poil d'indulgence mais il ne faudrait pas non plus donner le Prix Nobel du sport français à chaque athlète qui chante La Marseillaise et qui clame qu'ile est "heureux pour la France". Parce qu'il faut bien réaliser que dans l'univers global du sport français, la grande majorité des sportifs ont cette fierté de porter le maillot tricolore. La loupe médiatique portée sur les footeux aurait tendance à faire croire le contraire. Mais le sport français est rempli de mecs et de filles qui se décarcassent et qui portent haut les couleurs de la France. Souvent dans l'anonymat hélas. Les succès de l'athlétisme ont permis de remettre en avant les vraies valeurs du sport. Mais point trop n'en faut non plus. Laissons mourir les abrutis du bus là où ils se sont échoués et intéressons nous aux autres !  

Toute cette semaine, j'ai forcément beaucoup pensé à Emilie, disparue en mai dernier dans un crash d'avion. Grande fan d'athlétisme (elle fut attachée de presse de la fédé d'athlé, athlète et avait même écrit un roman dont l'action se déroulait dans les stades), elle a sans doute apprécié le spectacle de là-haut.  Ils sont forts les p'tits jeunes hein Emilie !

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Il n'y a pas qu'en athlé que ça rigole pour la France. Dans mes boutiques, l'équipe de France de dada, version saut d'obstacles a remporté la Coupe des Nations 2010 avant même la dernière étape. Emmenés par  Kevin Staut, notre champion d'Europe et n°3 mondial, toujours impérial, les Bleus conservent donc le titre acquis l'an dernier. De bon augure avant les Jeux Equestres Mondiaux de Lexington, début octobre.

Et puis en triathlon, Sylvain Sudrie est devenu champion du monde longue distance. Comme je sais que vous êtes beaucoup de triathlètes à passer par ce blog, je  vous remets la news publiée sur lequipe.fr dimanche.

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Sudrie champion du monde

A 28 ans, le Beauvaisien Sylvain Sudrie a largement dominé les Mondiaux longue distance pour aller chercher l'or. Avec François Chabaud, 3e, et Hervé Faure, 14e, la France remporte également le titre par équipes.

Après Julien Loy en 2007 et 2008 et Cyrille Neveu en 2002, Sylvain Sudrie est devenu champion du monde longue distance (4km de natation, 130km de vélo, 30km à pied), dimanche, à Immenstadt (Allemagne). Deuxième l'an dernier, le sociétaire de Beauvais, membre également de l'Armée de Terre, a dominé la course dès la natation. Après un gros parcours cycliste sur un tracé très exigeant (2000m de dénivelé et plusieurs passages à 12 ou 13%), il posa le vélo en tête en compagnie de Stéphane Poulat, son partenaire beauvaisien. Sudrie s'échappa alors rapidement avant de connaître dix derniers kilomètres plus délicats. Il devance l'Américain Timothy O'Donnell de 4'38'' et François Chabaud, (5e après le vélo puis un temps deuxième sur la partie pédestre) de 7'07''. « Même si je faisais partie des favoris, ce n'était pas gagné d'avance, précise Sudrie. Sur du long, tout peut arriver. J'ai essayé d'être patient contrairement aux France à Dijon, en jouant sur mes capacités vélo pour tenir la distance. Et à pied, j'avais de bonnes sensations et j'ai attaqué sur un bon rythme autour de 17km/h pendant les 20 premiers kilomètres. »

Un bémol néanmoins avec la qualité de la concurrence. Comme souvent, le Championnat du monde fut délaissé par les meilleurs mondiaux de l'effort extrême qui préfèrent se réserver pour le circuit Ironman.« Il y avait quand même O'Donnel qui a gagné pas mal de courses aux Etats-Unis devant des cadors, tempère Sudrie. François Chabaud qui connaît bien les Ironman m'a aussi dit que ce Championnat était aussi dur qu'un Iroman. » « La France joue le jeu de ce Mondial, commente le DTN Frank Bignet. C'est dommage que d'autres nations, à commencer par l'Allemagne qui pourtant organisait cette course, ne le jouent pas. Alors évidemment, on aimerait avoir un plateau relevé mais il faut tout de même être très compétitif pour aller gagner ce Championnat. Et puis, avec la multiplication des courses Ironman à travers le monde, la qualité des plateaux a été très diluée et la seule course référence, c'est désormais Hawaii. »

L'Ironman sera d'ailleurs la future voie pour Sudrie. « Ce sera encore compliqué en 2011 avec les Mondiaux ITU en fin d'année, estime Sudrie. Mais pour 2012, ce sera l'objectif. Avec le nouveau système de qualification pour Hawaii et l'abandon du système de slots au profit d'un ranking sur plusieurs courses, il faudra voir. Mais c'est sûr que l'ITU n'est qu'une étape. Je suis encore jeune sur la distance et c'est encourageant. Je ne veux pas brûler les étapes, j'apprends, je construis. L'an dernier, j'ai fait 4e à Clearwater à seulement 12 secondes du podium alors qu'il y avait un gros plateau. »

S'estimant limité sur le format olympique (1500m de natation, 40km de vélo, 10km à pied), le nouveau champion du monde, déjà champion de France l'an dernier à Belfort, a de toute façon parfaitement réussi sa reconversion sur l'effort de longue durée. Selon le DTN, il semble même promis à un bel avenir, et en particulier sur Ironman. « Le jour où il ira sur Iroman, il le gagnera, avance Bignet. C'est même peut-être le Français qui a le meilleur profil pour Hawaii. François Chabaud et Patrick Vernay qui ont obtenu les meilleurs résultats là-bas ont souvent manqué le bon paquet à vélo ce qui les a privés d'un meilleur résultat. Sylvain, en natation, il ne peut rien lui arriver. Et à pied, il envoie. Si, sur courte distance il était limité, pour le long, il dispose d'une vitesse de base importante. »

Chez les femmes, la Suisse Caroline Steffen l'a emporté en 6h55'21'' devant la Néerlandaise Yvonne van Vlerken et l'Espagnole Virginia Berasategui. Moins de réussite pour Delphine Pelletier, contrainte à l'abandon après une crevaison au 100e km alors qu'elle était en quatrième position. « Mais le podium aurait été difficile à atteindre », précise Bignet.- P.G.-B.

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Enfin une semaine correcte dans l'opération UTMB. A un mois du départ, il serait temps. 1h35 lundi, 2h15 jeudi dans ma Champagne natale et pour finir 4h45 ce dimanche. Oui oui 4h45 pour un footing génial au coeur même de Paris. Ok, ça manque de montagnes, de bouquetins dans les rochers, mais quand on vit dans la plus belle ville du monde, ce serait dommage de se priver et de ne pas utiliser tous les moyens pour l'apprécier. Le bitume c'est pas top et ça fait mal (genoux et hanches ont morflé...), je sais bien, mais une fois de temps en temps...

Un footing de 4h45, ça commence par un réveil qui sonne. Tôt. Trop tôt. Le départ prévu à 7 heures attendra. Hop, je remets deux heures de dodo au compteur. 9 heures. J'y vais ou j'y vais pas ? L'éternelle question où on essaie de trouver tous les arguments imaginables pour justifier un replongeon sous la couette avec en premier lieu le fameux : " j'irai demain... " Bon ok, c'est parti.

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Départ de Vanves, descente vers le parc André-Citroën pour rejoindre les quais de Seine, cap sur le grand truc en acier. Oui, c'est ça, la Tour Eiffel. On est dimanche, les quais sont fermés, ça tombe bien. A moi le bitume parisien ! Au niveau du Pont Alexandre III, détour par les Invalides (séquence souvenir des matches de foot disputés là à l'époque étudiant). Un tour et passage sur la rive droite toujours par le Pont Alexandre III. Quelques foulées entre le Grand et le Petit palais, la bise à Clémenceau et on tourne à droite sur le bas des Champs-Elysées. On contourne la Concorde par la gauche, on apprécie le spectacle des voitures de collection qui se sont donné rendez-vous là et hop, aux Tuileries. Passage rapide, on mate quelques jolies joggeuses du dimanche matin (bah oui j'assume...) et retour sur les quais en version Paris-Plage. A cette heure-là, pas encore grand-monde... Parfait...

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Quelques photos (je ne peux pas m'empêcher) et je remonte vers la Bastille via le port de l'arsenal. Le tour de la Bastille, passage devant l'Opéra et en route vers la Place des Vosges et l'Hôtel de Sully que je n'avais jamais vu (eh oui, après 21 ans à Paris, on découvre encore des choses). Repassage à Bastille pour aller direction Austerlitz. Jardin des Plantes ou Grande Bibliothèque ? Allez zou pour la BNF... ça me rappellera les journées et les semaines passées là quand j'écrivais mes bouquins... Merde, je ne pensais pas que c'était si loin... Passage devant le Quick.. Tentation d'y rentrer et d'y commander un Giant, mais non je résiste (ouah, suis trop fort !) La balade commence à peser dans les jambes... Pas grave, j'amorce le retour avec cap à l'ouest.

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Faux plat montant pour retrouver la Place d'Italie puis passage aux arènes de Lutèce. Là aussi, j'ai passé quelques heures à jouer au foot dans ma jeunesse. Jeux de ballons interdits désormais. Sacrilège ! Marrant aussi de voir un panneau "Wi-FI" dans cet endroit édifié au 1er siècle. Choc historique... Bon, c'est pas le tout, mais là, j'en ai marre et faim. Ah oui j'ai oublié de vous dire, je suis parti à jeun... Pas drôle sinon... Pause boulangerie, un bon flanc et un Coca. Le rouge, le vrai celui qui fait grossir mais qui en l'occurrence me permet cette fois de retrouver un peu de force. Quand est-ce qu'on arrive ? Tais-toi et cours pgb cours... Bon ok... Me voilà au pied de Notre-Dame et mon passage préféré, bien au bord de la Seine. Cette Seine, je n'ai plus qu'à la suivre. Petite séquence nostalgie au moment de repasser au niveau du Pont des Invalides. Et dire qu'il y a 3 semaines, je nageais là lors du Triathlon de Paris. Re bonjour à la Tour Eiffel, au Parc André-Citroën et MAISON ! Suis cuit cuit, mais voilà une bonne chose de faite !

La suite ? Essayer de refaire une semaine de ce type-là avant de relâcher et d'essayer d'aller chercher un maximum de fraîcheur pour espérer que la route de l'UTMB soit la plus longue possible...


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