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Etat chronique de poésie 957

Publié le 03 août 2010 par Xavierlaine081

957

A Nathalie Riera, 

Aux sinistrés hagards de mon pays abandonné. 

Mes pas donc se sont arrêtés au bord du vide.

Je n’ai rien vu car il n’y avait rien à voir, sinon à sentir.

Ce qui vient d’abord est tissé d’effroi.

Une longue plainte monte des rives dévastées.

Une plaie est ouverte, une brèche, une fracture.

Celle-là répond aux multiples autres, semées au visage bleu de la terre.

Point de baume pour en couvrir l’ardente présence.

La blessure a l’image d’un cercueil, bloqué par le courant, entre deux piles de pont.

Lui, il a disparu, emportant plus loin d’autres catafalques de métal.

Et rien ne vient des tristes sires qui vaquent aux ors du pays.

L’histoire saura dire la honte d’un temps d’indifférence.

Il n’est pas de potion pour effacer les stigmates de l’abandon.

*

Le courage ne manque point

Qui invite à rebâtir une vie

Aux lieux mêmes d’où elle s’enfuit

.

C’est sourde patience

D’aimer

Juste après le déluge

Boue et eau mêlée

.

Manosque, 21 juin 2010

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