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La nouvelle vie de Rougui

Publié le 03 août 2010 par Elevagessansfrontieres

La nouvelle vie de Rougui

Rougui Modi Sow vit à Hombo, dans la région de Matam. Mariée, elle a 39 ans et 10 enfants, dont 3 à l’école primaire et 2 au collège. La scolarisation des grands représente une lourde charge dans le budget familial…
Rougui et sa famille
Lourdes charges, Rougui en voit d’autres : quand le ciel est couvert, la pompe solaire du forage ne fournit plus, Rougui doit alors aller au puits pour acheminer l’eau nécessaire à l’ensemble du foyer. Avec une bassine de 20 litres sur la tête, cette femme transporte au quotidien près de 500 litres, en parcourant 20 km à pieds ! Corvée qui ne l’exemptera par pour autant des multiples tâches domestiques.
Le foyer n’a pas l’électricité et les lampes à piles made in China ont remplacé l’éclairage au pétrole. Les déplacements se font à pied dans le village, et sur un plateau attelé au cheval pour les distances plus longues. Le mari de Rougui cultive quelques arpents de terre avec l’aide de ses enfants ou voisins. La vente du mil décortiqué permet d’acheter les produits de première nécessité, huile, thé, sel etc...
Rougui au travail dans son jardin maraîcherEn 2009, Rougui a reçu une brebis de case, nourrie avec les restes du foyer, et un périmètre maraîcher mis en place grâce à Elevages sans frontières pour les adhérentes du Groupement de Promotion de la Femme de Hombo. Quelle aubaine ! Jusque là, tout était propriété du mari.
Aujourd’hui, elle possède une brebis qui lui a déjà fourni 3 agneaux ; le premier a été rendu au titre du micro crédit et le second est un bélier qu’elle va bientôt vendre autour de 100 €.
Et Rougui cultive son carré de jardin. Non seulement la nouvelle clôture protège les cultures du bétail en divagation pendant la saison des pluies, mais son potager fournit désormais de beaux légumes verts en saison sèche.
Cette nouvelle source de fraîcheur et de vitamines est appréciée de tous.  En un an, le nombre d’adhérentes du groupement est passé de 114 à 260. Elevages sans frontières ne leur raconte pas de "salades", elle les aide réellement à en produire !
Témoignage recueilli en février 2010 par Hamedine Ndiouk et Christophe Wagner


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