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Les clés du camion.

Publié le 03 août 2010 par Pagman

C'est l'été. Pierre-Arnaud est parti se ressourcer (et il a bien raison). En Charente. Là où coulent les rivières, où moulinent les moulins, où charentent les Charentaises (enfin, je crois). Un lieu idyllique, frais et dispos comme un athlète français après Barcelone (là, je suppute). Un coin de paradis vert, sans ordinateur, sans facebook, sans clé USB, rien (du moins, j'imagine). Peut-être un téléphone portable (et encore). Un bonheur d'août. Une parenthèse de silence dans un monde de bruits (quelque chose comme ça). La sagesse faite homme, quoi. Et comme, en plus d'être sage, Pierre-Arnaud est un garçon généreux (n'oublie pas le Pineau en rentrant, P-A, merci), il m'a laissé les clés de son blog pour m'occuper un peu.

Les clés d'un blog, c'est un peu comme les clés d'un camion, mais en plus léger. Ca n'en reste pas moins impressionnant. Faudrait voir à ne pas noyer le moteur. A pas faire craquer les vitesses. Bon. On va y aller en douceur, alors.  Ne pas s'éparpiller. Se concentrer sur un point. Ne pas trop faire d'histoires. Ca tombe bien: j'en ai une (d'histoire), encore chaude, à peine sortie du four, déjà à l'impression. Roupillant sur les étagères de mon éditeur préféré (Le Serpent à Plumes qui, non, n'est pas aztèque). En attendant le grand plongeon de septembre (on appelle ça une rentrée littéraire, et ça fait froid dans le dos comme de se jeter dans un lac suédois en avril). Ca s'appelle "Vies d'Andy", c'est un roman (mon quatrième) et ça sort à la fin du mois.

Mais le mieux est de laisser les pages agir, de laisser parler les mots (ils sont là pour ça, les petits salopards). Je vais donc vous proposer une fois par semaine (peut-être deux) un extrait de cette histoire, une drôle d'histoire, où il est question de métamorphose, d'uchronie (hein?), de quête intérieure et de fuite extérieure (oûlaaa...), mais aussi de New-York, Paris, Berlin (non, ce n'est pas l'histoire d' un parfum), d'Andy Warhol (mais pas de Karl Lagerfel ni d’ Annaaaa Wintour) et de plein d'autres personnages interlopes (j'adore ce mot que je n'ai pas réussi à caser dans le roman, mais maintenant si, un peu). Il y a même du sang, du sexe, du rock'n roll et un calibre 32. Mais pas seulement.

J'agrémenterai peut-être ça de quelques anecdotes (genre makin-off du livre, la conscience professionnelle m'ayant poussé à aller mener l'enquête jusqu'en Slovaquie orientale, frontière polonaise, à la recherche  de biiiip...censuré). Du style "Comment faire redémarrer une voiture de location au fin fond de la Slovaquie à sept heures du soir" ou "Comment se retrouver dans des rues où tout est écrit en langue slave quand on parle mal l'anglais". Mais ce sera pour plus tard. En attendant, "Vies d'Andy", ça commence comme ça:

Ext.1

(la suite au prochain numéro)


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