Les dix doigts de mes mains
bientôt ne suffiront plus
à compter les coups du destin
qui, en sourdine ou avec raffut,
nourrit d'un plaisir malin
annoncent ceux qui ne seront plus
Si souvent nous avions pleuré
de stupides amours déchus
mais rien autant n'effraie
que d'eux la mort entrevue
D'ils ou d'elles alors demeurent
des voix, des phrases, des sourires,
Ces si belles et si tristes heures
que les hommes doivent souffrir
