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Les Mères Noël

Publié le 20 décembre 2007 par Laurent Ballestra

Du 20 au 31 décembre la Fondation de France organise une grande campagne baptisée « Les Réveillons de la Solidarité ». À travers des repas-spectacles ou des arbres de Noël pour les enfants, il s’agit d’apporter chaleur et réconfort à ceux qui n’ont rien. Interview de Danièle Thompson, marraine de l’opération.
La réalisatrice et scénariste, Danièle Thompson est aussi une grand-mère qui s'estime "privilégiée". Elle explique son envie d'aider les autres en cette période particulière.
FEV : Danièle, Noël symbolise quoi pour vous ?
Danièle Thompson : J’aime beaucoup les fêtes de fin d’année et je me réjouis de voir mes trois petits enfants émerveillés. Ce sont des moments de joie, de partage, et de féerie que l’on vit en famille. Ce qu’il y a de très angoissant, c’est cette obligation de jouissance et d’être heureuse, mais je ne sais pas bouder les choses de la vie.
FEV : Vous n’avez pas que des bons souvenirs
D. T. : Non. Je me souviens avoir passé un Noël à faire semblant, quand ma première petite fille est née prématurément. On a réveillonné en famille alors qu’elle luttait dans une couveuse. Heureusement, aujourd’hui elle a 11 ans et tout va bien.

FEV : Comment expliquer tant de solidarité en cette période ? D. T. : La fête de Noël n’est plus perçue comme religieuse, elle est devenue commerciale au même titre que Thanksgiving et Halloween. Tout le monde dépense de l’argent, mais certaines personnes n’ont pas les moyens. Tout le monde passe un moment avec sa famille, mais quand on n’en a pas, cela devient dramatique. Ce qui peut créer une sorte de culpabilité pour toutes les personnes qui, comme moi, s’estiment privilégiées. Un bon moyen de se désangoisser consiste justement à aider les autres.
FEV : Du coup vous êtes marraine des « Réveillons de la solidarité »…
D. T. : Oui. C’est une soirée spéciale, il faut savoir oublier les petits tracas du quotidien, relativiser et offrir du temps à ceux qui sont réellement dans le besoin. J’apporte mon soutien pour inciter à la solidarité envers les personnes en détresse pour qu’elles ne se fragilisent pas davantage, et surtout pour leur permettre de vivre un moment de bonheur.

Elles sont bénévoles...


Anaïs Alric, 26 ans, de l’association Parada, Seine-Saint-Denis.
« J’ai toujours vécu des Noël merveilleux en famille. Avec des copines, on a donc décidé de consacrer cette période à la communauté rom en participant au festival “Roms en scène” qui leur est destiné. Je monte la structure du projet, j’organise la mise en place, je trouve des intervenants, et je m’occupe de la communication visuelle. Nous mettons tout en oeuvre pour apporter la magie de Noël à ces enfants oubliés qui vivent sans chauffage dans des cabanes en carton. Je tiens à ce qu’ils puissent, eux aussi, raconter leurs fêtes à la rentrée. Mais ma récompense ultime est de voir leurs regards remplis de joie ! »
➜ Parada France. 75 rue du Faubourg-Saint-Antoine, 75011 Paris. http://parada.france.free.fr
Claire Bazin, fondatrice et présidente de l’association La Datcha des sans-logis, depuis 1996, Avignon (Vaucluse).
« Depuis neuf ans j’organise deux grands moments de partage pour gâter les plus démunis : l’un dans les rues d’Avignon du 6 décembre au 6 janvier, l’autre autour d’un sapin consacrés aux enfants malheureux. Avec les volontaires, nous distribuons des colis festifs aux “habitants de la rue”. Emballés dans du papier cristal, ils contiennent des vêtements neufs et, pour les femmes, j’ajoute du parfum haut de gamme et d’autres attentions… L’innovation du dernier Noël : des thermos permettant de garder leurs boissons chaudes tout au long de l’hiver. Pour les jeunes, le Père Noël sort de sa hotte de multiples cadeaux : jouets, livres et sucreries. Environ 350 personnes passent ainsi du rêve à la réalité ! »
➜ La Datcha des sans logis. 42 rue de la Banasterie, 84000 Avignon. Tél. . clairebazin84@orange.fr
Virginie Giron, 39 ans, de l’Association montoise d’animations culturelles à Mont-de-Marsan (Landes).
« Depuis huit ans, je participe à l’organisation du “Noël sans solitude” destinée aux plus démunis. Je m’occupe de la recherche de subventions, des achats des cadeaux, de la préparation des repas et de l’organisation de la soirée de fin d’année. Je vais aussi chercher les personnes sans domicile fixe dans les bars ou dans la rue parce qu’elles n’osent pas venir. C’est un véritable réveillon digne de ce nom : saumon fumé, huîtres, dinde et champagne sont au menu ! Il y a même une animation musicale et une distribution de cadeaux par un Père Noël. Ma famille comprend que je sois absente le 24, je passe la journée du 25 avec elle. Pour moi, c’est seulement offrir quelques heures à des personnes qui en ont besoin et ça me tient à coeur !»
➜ Association montoise d’animations culturelles. 4 cale de la Marine, 40000 Mont-de-Marsan.
➜ La Datcha des sans logis. 42 rue de la Banasterie, 84000 Avignon. Tél. . clairebazin84@orange.fr

Comment soutenir cette opération


La Fondation de France va soutenir entre 120 et 150 « Réveillons de la solidarité » en décembre 2007. Leur organisation nécessitera la somme de 150 000 €.
Pour les soutenir, vous pouvez faire un don :
➜ soit par chèque, libellé à l’ordre de « Fondation de France Réveillons de la Solidarité », adressé à Fondation de France BP 22 – 75008 Paris
➜ soit en ligne : www.fondationdefrance.org (don sécurisé).
Par Nicolas Le Brun
Copyright : DR.

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