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Adrien Zeller, un an déjà

Publié le 21 août 2010 par Stb

Adrien-zeller Il y a un an, le 22 août 2009, Adrien Zeller nous quittait. Ce départ suscita de multiples réactions, dont la mienne.

Un an après, le manque n’est pas comblé et la mémoire d’Adrien s’impose. J’ai eu avec lui de nombreux échanges. D’abord adversaires, nous avons ferraillé. Nous avons ensuite pu échanger sur l’avenir de l’Alsace et les conditions à réunir pour construire cet avenir.

Je me souviens ainsi de notre discussion lors du passage en salle des fêtes de Hoenheim, à l’occasion des vœux 2009. Comme à son habitude, il me prit à part, demandant de mes nouvelles et immédiatement, nous avions évoqué la décentralisation, la nécessaire union de la région et des départements, mais aussi sa crainte de voir des « départementalistes parisiens » fausser le débat et la juste information du Président de la République sur les enjeux des régions à construire.

Nous avions rapidement abordé d’autres sujets, à l’instar de mon évolution politique vers la majorité alsacienne (qu’il a en partie initié). Ce sujet, nous l’avions évoqué à plusieurs reprises où il m’expliquait qu’au régionalisme « infantile » (et idéaliste), il fallait opposer un régionalisme ouvert et pragmatique, un régionalisme ouvert sur l’espace rhénan, sur l’Europe, mais aussi sur les autres régions voisines. « Cela, tu l’as compris » me lança-t-il !

A d’autres moments, c’étaient les NTIC qui nous permettaient d’échanger. Il souhaitait, avec un côté « rêveur éveillé » que l’Alsace ne loupe aucun des défis pouvant inscrire son développement économique, politique et culturel dans le vent de l’innovation, de la création d’emplois et de richesses. Là encore, il savait prendre ou faire prendre les avis.

Nous partagions alors l’envie d’une France forte de ses régions. Je le revis ensuite à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’en déplacement à l’étranger, j’apprenne ses premiers soucis de santé. Je rédigeais alors une lettre dont je ne sais si elle fut lue.

Emporté le 22 août, il disparaissait, laissant l’Alsace orpheline, mais ayant ouvert la voie à des mutations à poursuivre aujourd’hui… PLUS QUE JAMAIS.

Stéphane BOURHIS


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