Magazine High tech

Jonathan Coe

Publié le 22 décembre 2007 par Pelomar
Allez hop les gens, un peu de culture avant noël. Aujourd'hui, on va parler de Jonathan Coe, qui est un auteur anglais contemporain -de notre époque, c'est ça-, et qui a sorti quelques très bon bouquins. Personnellement, je vais surtout vous parler de Bienvenue au Club, que j'ai finis de lire il y a une semaine, du Cercle fermé, qui est sa suite et que je suis en train de lire, et des Nains de la mort, que j'ai lu il y a presque un an. Rappelons que son plus gros succès est Testament à l'anglaise mais ne comptez pas sur moi pour vous dire si c'est bien parce que je l'ai pas lu.
Bienvenue au Club donc. Un bouquin acheté a l'arrache en même temps que mes courses de noël et sans regarder le résumé, ayant apprécié l'auteur il y a quelques temps. Et bien je me suis pas planté, et croyez moi ca flatte l'égo. Le livre nous raconte donc l'histoire d'une bande de potes dans l'Angleterre de 1976, et ayant pour principale préocupation de créer un groupe de musique, de choper de la meuf et d'éviter les humiliations comme tout bon ado qui se respecte. A côté de ça, leurs parents tentent de sauver l'usine de Birminghan et ses ouvriers, d'enrayer les penchants racistes ou de cacher leur relation avec la secrétaire de l'usine. Et Jonathan Coe mélange tout ça en une formidable fresque de l'Angleterre des années 70, nous faisant s'imprégner avec brio de cette ambiance si particulière et où les petites histoires des ados rejoignent les gros problèmes du pays (la fin de la première histoire en est l'illustration la plus flagrante). En plus de ça, le livre est très drôle, avec une mention spéciale pour les articles de Sean Harding dans le Bill Board.
Le cercle fermé est donc sa suite et constitue d'abord une terrible désillusion par rapport a la fin de Bienvenue au Club. Les héros ont grandi, ça se passe dans les années 2000, et c'est cette fois l'Angleterre de Tony Blair que Jonathan Coe dépeint et critique. Ca passe moins bien, peut être parce qu'on connaît mieux l'époque ou qu'elle est moins interessante (j'aimais bien l'omniprésence de la musique dans Bienvenue au club, témoin de la fièvre musicale qui régnait a cette époque là). En contre partie, le scénario me paraît légèrement plus fouillé et c'est toujours aussi drôle, surprenant et agréable a lire. En bref, deux bouquins à acheter les yeux fermés, même si vous n'aimez pas les requins (en même temps ca n'a aucun rapport donc vous pouvez quand même l'acheter).
Les Nains de la Mort se passe toujours en Angleterre -il a l'air d'aimer son pays ce con- mais je sais plus a quel époque (ca commence a faire un bail que je l'ai lu). Plus qu'un moyen, la musique est cette fois ci le "héros" de l'histoire, j'en veux pour preuve le nom des différents chapitres ("Intro", "premier thème", "interlude", "solo"...). Bon en fait le vrai héros c'est surtout William, un musicien raté qui tente désespérement d'arriver a quelquechose avec son groupe qui transforme ses compositions subtilement rythmées en de sinistres parodies de rap ( j'avoue, j'ai le résumé sous les yeux). Pour couronner le tout, il assiste a un meurtre commit par deux nains cagoulés.
S'il fallait définir les Nains de la mort, j'appellerais ca une "enquête policière musicale". Après c'est juste une reflexion que je m'étais faite a l'époque, sinon je me souviens de la peinture du Londres des pauvres avec ses bars a la con et ses studios pourris, que je m'étais vraiment marré mais que la fin m'avait un peu déçu. C'est malgré tout très prenant et en plus c'est court, alors vous n'avez vraiment aucune excuse.

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Pelomar 15 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte