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White night wedding de Baltasar Kormakur

Publié le 24 août 2010 par Leunamme

Sur l'île de Flatey, l'île habitée la plus au nord de l'Islande, un mariage doit avoir lieu au moment de la "white night", cette période où le soleil ne se couche jamais. C'est Jon, professeur d'une quarantaine d'année qui doit épouser Thora, de vingt ans plus jeune que lui. Sauf que les parents de la jeune mariée ne sont pas tellement partisans de ce mariage, d'autant plus que Jon leur doit de l'argent. Et puis, surtout, Jon a ses propres blessures, ses démons à chasser.

Le précédent film de Kormakur, Jar city, était un polar implacable à l'ambiance glaciale, totalement islandais donc. Pour ce film, on pourrait presque croire que nous avons affaire à un autre cinéaste, tant l'univers de "White night wedding" est différent. Ce qui vous attend ici, c'est une sorte de KusturicaKusturica du Nord, une espèce de folie enthousiasmante avec une grosse louche de tristesse en plus.

Parce que dans ce film, on est constamment entre le rire et l'angoisse. Le rire, c'est cette galerie de personnages tous plus loufoques les uns que les autres : le meilleur ami de Jon, obèse et alcoolique, l'associé de jon personnage un brin hystérique qui veut construire un golf dans l'endroit le plus reculé de la planète, la belle-mère qui ne s'intéresse qu'à l'argent, le beau-père qui rêvait d'être chanteur d'opéra à Vienne, le prêtre qui déteste les personnes qu'il doit marier. L'angoisse, ce sont ces flash-backs permanents qui nous ramène dans le passé, et vers les raisons qui ont poussé Jon a venir dans cette île, à savoir sa première épouse dépressive qui voulait revenir dans le pays de son enfance.

On navigue en permanence entre les deux univers, ce qui provoque un plaisir étonnant. On est toujours impatient de revenir au présent tant le grotesque des situations est bluffant, et tout autant impatient de savoir ce que cache Jon (qui n'est un secret que pour le spectateur, puisque tout le village est au courant).

Des personnages incroyables, une vraie histoire, de très bons acteurs, bref tout ce qu'il faut pour faire un bon film. Mais il y a encore un petit quelque chose en plus : les paysages désertiques de l'Islande. Dieu que ce pays est beau !

Sur le sujet :

le gout des livres a également beaucoup aimé ce film.

Sur le web :

pensee libre a trouvé un truc très sympa, rigolo et efficace pour expliquer comment la droite et le patronat nous mentent au sujet des retraites.

panier de crabes a trouvé un excellent article sur le Vénézuela et sur la façon dont on parle de ce pays dans les médias français.


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