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La France «à la ramasse»… on dit merci, qui ?

Publié le 20 septembre 2010 par Kamizole

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Eric Woerth, qui serait alpiniste, doit connaître la descente «à la ramasse» : en dérapage comme sur des skis, chaussures aux pieds sur la neige d’un glacier ou d’un névé pour aller plus vite et - en principe –contrôlée. Mais exactement comme une descente «en rappel» il suffit de se mélanger les cordes ou les pinceaux et ça fait «boum» ! Je ne reviendrais pas sur le feuilleton de l’été 2010 : l’affaire Bettencourt-Woerth qui nous a tenus en haleine de la mi-juin à la mi-septembre avec ses multiples rebondissements, à supposer encore que devant le succès rencontré il n’y ait pas encore quelques révélations bien croustillantes dignes de jouer les prolongations pour quelques épisodes de la saison d’automne.

Le seul fait que le montant des sommes remboursées au titre du bouclier fiscal soit en augmentation en 2009 – année de crise - 679 millions d’euros contre 563 millions d’euros en 2008 et qu’il ait concerné davantage de bénéficiaires fortunés : 18.764 contre 15.500 en 2008 est déjà un scandale en soi. Liliane Bettencourt qui a déjà perçu 100 millions d’euros en 4 ans – dont 300 millions pour 2008 – aurait touché un peu plus de 320 millions pour 2009 ! Lors même qu’il est établi que depuis une quarantaine d’années elle fraudait le fisc, André Bettencourt ayant dissimulé des centaines de milliers d’euros sur des comptes en Suisse, sans même parler de la mystérieuse île d’Aros, patrimoine non déclaré au fisc.

  • Ne vous y trompez pas : ce n’est là que le sommet de l’iceberg. Ce que Bercy ne peut dissimuler.
  • L’Impôt sur la fortune (ISF) et le bouclier fiscal ne sont qu’une aimable plaisanterie. En toute légalité les gestionnaires de fortune – qui semblent se reproduire à la vitesse des rats ou des cancrelats – et autres conseillers ou avocats spécialistes du droit fiscal utilisent toutes les ficelles des niches fiscales les plus juteuses et le maquis d’autres astuces. En n’ayant garde d’oublier les sommes faramineuses des multinationales et des très riches particuliers transitant – en toute illégalité – d’un paradis fiscal à l’autre, pour mieux brouiller les pistes.

    D’autant plus révoltant que Nicolas Sarkozy n’entend pas toucher au bouclier fiscal : les salauds de pauvres doivent payer ! Et pour ça, on peut s’attendre au pire avec le projet de loi de finances, les augmentations tous azimuts – 7 à 8 % pour les mutuelles ais-je lu, la TVA passant à 19,6 % pour l’offre «triple play» d’internet, les cigarettes, etc. - les coups de rabot fiscaux - qui épargneront les niches dorées – et de nouveaux déremboursements à prévoir pour la Sécu : «2011, ANNEE NOIRE» !

    Nicolas Sarkozy – pour faire passer l’amère pilule de la réforme des retraites portée par le même Woerth - ayant connement cherché à allumer un contre-feux à ces scandales matriochka qui la foutaient décidément mal - y compris dans la presse internationale – en activant la fibre sécuritaire et s’en prenant notamment aux Roms par des mesures – démantèlement des camps et renvois en Roumanie avec en appui la «circulaire de la honte» – a fini de dégrader totalement l’image de la France à l’étranger.

    Son tout récent clash au sommet européen est l’amère cerise sur le gâteau empoisonné : il ne fait plus aucun doute pour les observateurs étrangers que la France est gouvernée par un gamin colérique égotiste et menteur qui se contrefiche de la légalité européenne et se permet d’agresser verbalement le président de la Commission européenne. Le «style Sarko» : Tartarin de l’Elysée avec ses rodomontades permanentes et ses mensonges éhontés ne fait plus recette et indispose tout le monde.

    Les Français ne sont pas dupes comme le prouve un récent sondage Ifop repris par Le Monde : Pour 71 % des Français, l’image de la France se dégrade. Combien de temps et jusqu’à où Nicolas Sarkozy pense-t-il pouvoir mener sa barque – le «Radeau de la Méduse» ! - contre l’opinion des Français ?

    Et ce, en dépit d’une nouvelle chute de sa cote de popularité Moins 4 points (Europe 1 le 18 septembre 2010) : «Selon un sondage paru dans le JDD, la cote de popularité du président est de 32 %». A quelques encablures de son plus bas étiage enregistré (30 %) enregistré en mars 2010. Encore un petit effort, Monsieur le président et vous arriverez certainement sous la barre des 30 % ! Score qui était tout à fait normal du temps du RPR : vous ne rassemblez plus que les fidèles. Notez que François Fillon passe désormais lui aussi sous la barre des 50 % : il ne fait plus “que” 48 %… Il reste à savoir s’il conduira le prochain gouvernement.

    Je suis tombée sur le cul samedi en lisant le Canard Enchaîné dans le train de banlieue : l’hypothèse de Woerth futur 1er ministre ne serait pas définitivement écartée puisqu’il gagne la bataille des retraites et qu’en conséquence ne pas le nommer au poste auquel le «M. Parfait» de la Sarkozie semblait promis constituerait un désaveu. C’est déjà gros comme une montagne mais le meilleur – ou plutôt le pire – étant l’hypothèse de la nomination de Brice Hortefeux !

    J’avouerais qu’elle ne me surprendrait qu’à moitié… Depuis bien avant le discours de Grenoble Brice Hortefeux se multiplie sur tous les fronts idéologiques : aujourd’hui, foulant aux pieds les prérogatives de Michèle Aliot-Marie, il s’attaque aux magistrats selon Europe 1 (Fabienne Cosnay le16 septembre 2010) : «Dans un entretien au Figaro Magazine, le ministre propose plusieurs réformes judiciaires». Exactement dans la lignée de celles qui sont préconisées par Nicolas Sarkozy… Bizarre ? Vous avez dit bizarre ?

    A l’inverse de François Fillon qui reste souvent dans une prudente réserve et monte rarement au créneau pour ne pas s’aliéner l’électorat centriste et républicain modéré, Brice Hortefeux comme Eric Besson n’ont pas ces préventions et devancent la pensée du chef. Illustrant à l’envi l’aphorisme du poète (René Char) qui fustigeait «cette race d’individus toujours en avance sur leurs excréments».

  • N’en déplaise à certains qui trouvent la comparaison outrancière mais je persiste et signe : nous aurions là une parfaite resucée du Régime de Vichy : Pétain, Laval – un Auvergnat ! – et un Darquier de Pellepoix comme commissaire aux «affaires immigrées»… Les Roms pourront compter leurs abattis !
  • L’offensive ultra-sécuritaire ayant néanmoins montré ses limites : Nicolas Sarkozy peut tordre les bras des ministres et parlementaires qui regimbent mais il lui est plus difficile de tordre le cou à la stricte légalité que ce fût devant le Conseil d’Etat en tant que juge administratif suprême, devant le Conseil constitutionnel pour le contrôle des lois – il s’est déjà pris quelques nasardes bien senties - ou devant la Commission européenne.

    Contrairement à la sarkonnerie de première bourre proférée par Pierre Lellouche – ministre en charge des Affaires euro-péennes ! - ce n’est pas «le peuple français» qui est gardien des traités quant à l’application des directives européennes mais bien la Commission qui le cas échéant soumettra les lois et les actes réglementaires (y compris les circulaires administratives) des Etats membres à l’appréciation souveraine de la Cour de justice des communautés européennes.

  • Ainsi va ce que l’on appelle la «hiérarchie des normes juridiques» et nous savons au moins depuis l’arrêt Nicolo (Conseil d’Etat 1989) que les traités ratifiés ainsi que les directives européennes prévalent la loi interne des Etats membres et même la Constitution.
  • Reste donc la menace terroriste. Ne pensez pas que je la néglige : la France a déjà payé un trop lourd tribu. A de nombreuses reprises. Ce n’est ni le lieu ni le moment d’en refaire l’historique que vous trouverez sur Wikipedia. Je ne redirais jamais assez ma haine du terrorisme. Arme de lâches qui s’en prennent à d’innocentes victimes. Et c’est leur sort qui m’importe, bien au-delà des considérations intellectuelles sur les causes et les conséquences qui bien entendu m’intéressent également. Sans verser dans le dolorisme et le pathos, je ne saurais faire litière de la part humaine en moi.

    A cet égard, je ne peux m’empêcher de penser à la pièce «Les justes» de Marcel Camus. Un des héros, Kaliayev – il a réellement existé et Camus lui a conservé son nom par admiration – n’a pu en toute conscience jeter la bombe sur le carrosse du tsar parce qu’il était en compagnie de son fils…

    Or donc, depuis un peu plus d’une semaine, le 10 septembre 2010 dans un entretien donné au JDD Terrorisme: “La menace n’a jamais été aussi grande” Bernard Squarcini – patron de l’antiterrorisme français – ne cesse de se répandre dans les médias. La menace vient bien évidemment d’Al Qaïda, il faudrait être plus que stupide pour n’en point convenir.

    Mais ce qui est fort intéressant c’est qu’il en donne très explicitement les raisons et ne fait par-là même que confirmer les craintes qui étaient les miennes depuis plusieurs mois : les délires islamophobes et le racisme anti-arabe de Nicolas Sarkozy, Besson et un bon paquet d’UMP – tels qu’ils s’étaient notamment exprimés sans aucune retenue lors du nauséabond débat (?) sur l’identité nationale - ne pouvaient manquer d’attirer les foudres des islamistes les plus radicaux… Au premier rang desquels Al Qaïda et tous les déjantés de cette nébuleuse.

    Je peux d’autant plus m’indigner de cette islamophobie qui ne sait pas faire le départ entre les musulmans modérés – le plus grand nombre qui n’aspirent qu’à vivre en paix et pratiquer leur religion en toute tranquillité – et une minorité d’excités que j’ai souventes fois écrit que j’étais hostile à cette “islamisation rampante” de la France laïque : hostile au port du voile intégral en tant que féministe, hostile bien évidemment à la bigamie qui est rarement acceptée par les femmes de façon libre et délibérée, hostile tout autant à l’enfermement des femmes dans leur habitation pour mieux servir leur seigneur et maître.

    Que l’on ne me fasse pas de mauvais procès : ce n’est aucunement la religion musulmane (tout à fait respectable) que je mets en cause mais la tentation de quelques uns d’en faire la loi majoritaire, par prosélytisme conquérant. Nous avons la chance en France de vivre dans une République laïque où toutes les religions sont admises et que leurs fidèles peuvent professer - ou n’en professer aucune - dans la seule limite de ne point troubler l’ordre public.

    Du Diable si l’on veut m’imposer quelque jour de ne point manger de porc ni boire de vin ! Ceci dit, si je devais recevoir des ami(e)s musulman(e)s je ne leur en servirais point, encore que j’en connaisse qui ne suivent pas ces interdits… Moi-même je ne fais pas carême ni maigre le vendredi. Alors…

    Je cite Squarcini : «Il faut être clair. Notre pays, à cause de son histoire, de son engagement en Afghanistan, de prises de positions fermes en matière de politique étrangère et de débats de société comme la loi sur le voile intégral, fait l’objet d’un intérêt très particulier de certains mouvements islamistes radicaux. Pour le moment, ils ne s’en sont pris qu’à nos intérêts à l’étranger… ».

    Les intérêts français à l’étranger. C’est bien le moment d’en parler ! Après l’enlèvement de l’humanitaire Michel Germaneau – dont je ne saurais dire s’il a été abattu ou s’il est mort faute des médicaments nécessaires à sa santé – vraisemblablement par les mêmes activistes Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) qui viennent d’enlever 5 otages français au nord du Niger. Michel Germaneau est mort victime de deux conneries :

    D’une part le refus de verser une rançon. Il est visible que la fermeté paye ! Si ce n’était aussi triste j’aurais le cœur à ironiser car les Espagnols - sans doute nettement moins intelligents que les Français ! - n’ont pas eu le moindre scrupule à verser une rançon avec le résultat que l’on sait : ils ont récupéré leurs otages sains et saufs.

    D’autre part la folle équipée militaire menée par les Français en dépit du bon sens avec, si ma mémoire ne me trahit pas, l’armée mauritanienne. Je crains qu’ils ne soient en train de récidiver si j’en crois ce que j’ai entendu hier matin sur BFM/TV. L’attaque par les forces militaires mauritaniennes d’une caravane de chameaux dans le désert. Les Français auront beau jurer les grands dieux qu’ils n’y participaient pas, je n’en crois pas un traître mot.

    Le mensonge est permanent en Sarkozie. Le déguisement des échecs en autant de communiqués de victoire.

    Ainsi un Luc Chatel réagissant sur Radio J le 19 septembre 2010 : “Normal que la France réponde” (Europe 1) à propos de la «chasse au Roms» et au sujet du clash de Nicolas Sarkozy “Lorsque la France est insultée il est normal qu’elle réponde et qu’elle se défende”… Soit.

    Mais d’une part, il s’en faudrait de beaucoup que Viviane Reding – commissaire européen chargée de la Justice et des Droits fondamentaux, cela a son importance – «visiblement ulcérée par la dissimulation de l’existence d’une circulaire française ciblant expressément les Roms pour les expulsions» ait insulté la France.

    D’abord, Sarko & consorts ne “sont pas la France” quoiqu’ils en puissent penser. La France est composée de l’ensemble des citoyens qui ne s’estiment pas forcément représentés par cette brochette de branquignols ultralibéraux, racistes et xénophobes.

    En tant que citoyenne parmi les quelques 60 millions d’autres, je suis tout à fait d’accord avec les propos de Viviane Reding : «J’ai été personnellement interpellée par des circonstances qui donnent l’impression que des personnes sont renvoyées d’un Etat membre (de l’UE) juste parce qu’elles appartiennent à une certaine minorité ethnique. Je pensais que l’Europe ne serait plus le témoin de ce genre de situation après la Deuxième Guerre mondiale». Aussi véhémente qu’ait pu être cette protestation (je l’ai vue et entendue sur BFM/TV) elle est de l’ordre du constat et non point de l’insulte.

    D’autre part, Luc Chatel oublie sans doute que Nicolas Sarkozy qui représentait la France à Bruxelles et non point sa petite vanité outragée eût dû faire entendre son courroux d’une manière “diplomatiquement correcte” et non point engueuler José Barroso comme du poisson pourri à la manière d’un charretier sans éducation.

    Il aura bien tenté de se donner le beau rôle en prétendant – devant les caméras ! -«avoir été le seul à garder son calme» ! il ne convaincra que les imbéciles : sauf à prouver que tous ceux qui ouïrent l’algarade du bout du couloir ont entendu des voix (plaisanterie habituelle des Orléanais en référence à Jeanne d’Arc). Ce doit à l’évidence être le cas de Jean-Claude Junker, 1er ministre du Luxembourg et de son homologue bulgare !

  • S’agissant précisément du Luxembourg, je suis tombée sur le cul en lisant un autre extrait de l’intervention de Luc Chatel : Il prendrait ses distances avec les propos du sénateur UMP Philippe Marini qui, le samedi 18 septembre sur France Culture affirmait qu’il “aurait préféré” que le Luxembourg n’existât pas !
  • Ah ! Ça, par exemple… On ne me l’avait encore jamais faite ! Rayer un pays d’un trait de plume… Lire la raison qu’il invoque sur le JDD du 18 septembre 2010 Roms-Reding : Marini (UMP) derrière Sarkozy : “C’est la faiblesse de Napoléon III qui a permis à ce pays d’exister”.

    Certes, le traité de Londres a-t-il déclaré la neutralité du Luxembourg le 11 mai 1857. Ce qui au passage témoigne que ce n’est pas le seul fait de la volonté de Napoléon III mais d’un certain nombre d’Etats, parties au dit traité et qui obéissaient sans doute à de très bonnes raisons géo-politiques après la dissolution de la Confédération germanique (1866) à laquelle appartenait le Luxembourg. C’est faire aussi très peu de cas de la très longue histoire, sans doute fort tumultueuse du Luxembourg dont la fondation remonte à… 963 et qui, d’abord comté, fut érigé en duché en 1354.

    Le nom de Philippe Marini me disait quelque chose et quelques indications survolées sur Google en cherchant un article sur le sujet ne pouvaient manquer de faire “tilt” : Philippe Marini est sénateur de… l’Oise et maire de… Compiègne. Si vous n’avez pas la mémoire trop courte c’est précisément la ville où est implanté le désormais fameux «hippodrome du Putois» objet de toutes les attentions d’Eric Woerth au point de vendre à la société concessionnaire une cinquantaine d’hectares de la forêt de Compiègne, en toute illégalité – il eût fallu une loi - et “à prix d’ami” : environ 1/10e de sa valeur.

    D’autant plus tordant : Philippe Marini est inspecteur des finances en retraite et rapporteur général de la Commission des finances du Sénat… A ce titre, et sans consulter mes dossiers, je peux vous affirmer sans aucun risque d’erreur qu’il est un des plus ardents défenseurs du bouclier fiscal… Il ne m’étonnerait d’ailleurs pas qu’il cherche avant tout à placer ses billes pour figurer dans le prochain gouvernement. Il avait piqué une sacrée colère lors du dernier remaniement ministériel, dépité de n’avoir point été distingué…

    J’en reviens à Luc Chatel. J’ai bien ri il y a quelque temps de voir que Sarkozy trouve Chatel “fantastique” (TF1 le 8 septembre 2010) : «Nicolas Sarkozy s’est montré dithyrambique avec Luc Chatel : On a un ministre de l’Education nationale fantastique: Luc Chatel. C’est sa deuxième rentrée (scolaire). Il est courageux, solide. La masterisation, c’est fait. Il a géré la réforme des lycées de manière remarquable. J’ai apprécié ses déclarations sur la discipline en classe»

    Il m’est surtout évident qu’il trouvera difficilement un «Géo Gobetou» de la pointure du ministre de l’Educ-nat et qui, de surcroît porte-parole du gouvernement, avalise – ou avale ! – les pires sarkonneries et vilenies sans aucun état d’âme, n’y trouvant jamais matière ni à interrogation ni à scandale, considérant invariablement les polémiques comme déplacées… Perso, ce n’est pas pour rien que je l’ai affublé du sobriquet de «Bécassin»

    Bien évidemment lors de cette réunion des députés de la majorité à l’Elysée, Nicolas Sarkozy n’a pu s’empêcher de se vanter, tout en ironisant sur “ceux qui (lui) donnent des conseils sur (sa) méthode” – évidente allusion à la tribune de quatre chiraquiens : Jean-François Copé, François Baroin, Bruno Le Maire, et Christian Jacob (Le Figaro du 3 septembre 2010). “Franchement, ma méthode ne doit pas être si mauvaise car nous, on n’a reculé sur aucune réforme. Mitterrand a arrêté ses réformes en 83 et Chirac a levé le pied en 2003, mais je ne mets en cause personne !”

  • Trop stupide pour faire sien cet aphorisme de Pascal dans «Les pensées» : «Vous voulez que l’on pense du bien de vous, n’en dites pas» !
  • Plus inquiétant : «J’ai ma stratégie, nous savons où nous allons»… Il parle bien évidemment de l’élection présidentielle en 2012. Sa seconde obsession avec le fric. De Nicolas Sarkozy qui ne reculera devant aucun procédé pour se maintenir au pouvoir, on peut s’attendre à tout et surtout au pire. J’ai surtout peur, qu’en tirant prétexte d’une légitime lutte contre les menaces terroristes l’on en vienne à réduire encore davantage nos libertés, déjà bien menacées.

    Je ne saurais clore cette petite revue de la Semaine de Kamizole : tout ce qui m’a vraiment gonflé et mise en colère sans épingler une dernière fois Luc Chatel et sa fantastique “intelligence”… C’est précisément en lisant une dépêche de l’AFP reprise sur un Flash-actu du Figaro “Tout faire pour les otages” (Chatel) que j’ai pensé non sans ironie vacharde au terme «intelligence» au sens donné par les Britanniques en ce qui concerne les services secrets : “renseignement” que l’on retrouve dans «Intelligence Service» (IS)… en même temps que je pensais : surtout ne faites rien !

    Des éléphants dans un magasin de porcelaine ne feraient pas pires dégâts que les Pieds Nickelés et les Dupond-Dupont réunis, missionnés en général par Nicolas Sarkozy dans des affaires où discrétion, patience et délicatesse s’imposeraient plus que «ni force ni que rage»… Pet’ ben qu’il devrait envoyer Bigard en renfort ?

    :)

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