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I don't do mornings !... Vraiment ?

Publié le 30 décembre 2007 par Melimelo
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Hier matin, j'étais à 6h15 à la gare. Par principe, à cette heure-là, de mauvaise humeur. 
Habitant assez loin du centre-ville, en guise d'échauffement, je dois m'offrir une demi-heure de tramway. A 5h30 du matin, un samedi en pleines périodes de vacances et de fêtes, laissez-moi vous dire que le trafic de tram n'est pas ce que l'on qualifierait de "dense". 
3e02b6a7d99937062d6fea5b307a6add.jpgEn traversant le campus déserté propre à m'offrir des flashback de circonstance des saisons universitaires de Buffy contre les vampires, j'ai quand même croisé un joggeur kamikaze et trois fêtardes ayant abandonné l'idée d'avancer plus loin, parties dans un trip alcoolisé. En tournant au coin d'un immeuble, mon regard ne pût que suivre mon tram s'en aller lentement dans la direction opposée... sans moi. J'étais partie pour vingt minutes d'attente. L'occasion d'admirer les éclairs que lancent les câbles électriques du tram quand ils sont couverts de givre (sorte de remake incertain tendant vers "Tintin et les 7 boules de cristal" que j'observais à une distance méfiante). M'enfin, je n'avais pas d'inquiétude à avoir pour mon train : la SNCF nous gratifiait d'une vingtaine de minutes de retard pour cause de "mise en place du train".
En patientant, je tombais plus ou moins de sommeil sur le banc, sirotant un Xème café par micro-gorgées (histoire d'encourager l'escroquerie institutionnalisée que constitue le prix du centilitre de caféine dans ces lieux de transit), en écoutant mes voisins d'infortune parler avec impatience de la perspective des vacances qui s'ouvraient à eux. Épuisants allers-retours.

Je suis arrivée chez mes parents trois heures plus tard. La moitié de la maisonnée ouvrait tout juste les yeux, se levant et déjeunant paresseusement dans la cuisine. Le regard amusé, pour saluer mon arrivée matinale "surprise", qu'ils m'ont lancée fut l'occasion d'une brusque remise en cause.
Car :
1- Je suis supposée être "en vacances". Ou du moins, la fac est fermée. Je n'ai pas de cours, pas de surveillance, pas de stage. Bref, impossible de faire comprendre à quiconque que c'était justement le moment idéal pour avancer ma thèse (tout en maugréant sur les copies d'examen héritées en début de semaine).
2- Je m'étais enfuie j'étais partie mercredi matin aux aurores en pleine nuit noire également, si bien qu'après un rapide calcul, je me suis rendue compte que le nombre de jours où je me suis levée à 5 heures, ce mois-ci atteignait un score correspondant plus ou moins au total des cinq dernières années.

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Finalement, quelque part, moi qui déteste les matins froids, la nuit et caresse l'espoir récurrent de rester à paresser sous ma couette pendant des heures, je suis devenue une personne que je ne reconnais plus.
- Quelqu'un qui considère que le lever à 7 heures est synonyme de grasse matinée.
- Quelqu'un qui, pourtant, ne se couche toujours pas plus tôt.

Je me laisse entraînée par le rythme de travail. 
Aux devoirs et révisions ont succédé une multitude de tâches que l'on ne peut pas "finir". Que l'on peut peaufiner à l'infini... Qu'il est nécessaire de peaufiner... Mais il faut savoir aussi dire "stop".

La fatigue s'insinue malgré tout. Le stress s'en mêle aussi, la caféine s'ajoutant à ce coktail malsain.

Les nerfs sont à vif. Le moral en berne.
L'humeur festive de circonstance est forcée. Le sourire, imposé sur le visage, factice. Mes phrases diplomates.
Donner le change. Ne pas inquiéter. Se fondre dans la masse des joyeux adeptes de cette période. Qui a dit que j'étais une si mauvaise actrice ?

En une semaine, sont condensés Noël, mon anniversaire et le jour de l'An, pourtant les deux seules choses que j'ai en tête sont l'article 17 d'une loi plus que centenaire et la liste des Empereurs du Principat.

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Esquisses de quelques résolutions pour la nouvelle année :
- Apprendre à hiérarchiser l'ordre des priorités.
- Se souvenir que la caféine ne constitue pas une nourriture de substitution.
- Se rappeler que dormir n'est pas une option facultative du cahier des charges.

Petite nouveauté : l'inauguration d'un "mood-omètre" Calvin & Hobbes.

Current mood :
 


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