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Notre candidat, c’est toujours le projet ?

Publié le 18 décembre 2007 par Claude Grillet

4 consonnes et trois voyelles… c’est le Karma de Nicolas  !

Entre Saint Nicolas et Noël, Arnaud a fini par se décider. Il sera candidat aux élections cantonales, dans son canton de Montret. Après son engagement auprès de Ségolène - qui a pris de vitesse ses anciens amis de NPS, comme les militants de son courant - Arnaud a de nouveau écouté la voix du réalisme, de l’impérieuse et nécessaire efficacité politique. Finalement, la seule véritable surprise aura été la résistance des basistes romantiques qui l’a conduit à reconnaître qu’il allait devoir prendre une décision contraire à la volonté populaire.

Merci à Rue89 de mettre à notre disposition la lettre qu’Arnaud va adresser aux militants. Chacun pourra la lire et en apprécier la teneur.

Je ne suis pas surpris.

Sur la forme, Arnaud prouve que ses performances tribuniciennes sont solidement assises sur une parfaite maîtrise de la langue, ainsi que sur des qualités rhétoriques polies par les plaidoieries. On sait qu’Arnaud n’a pas besoin qu’un Gaino vienne palier ses lacunes en matière d’érudition ou/et d’éloquence.

Sur le fond, en Saône et Loire, il est clair que la rénovation ne fonde plus ses espoirs sur le projet mais qu’elle investit massivement dans la mise en orbite de notre chef charismatique.

J’avais relayé avec enthousiasme l’initiative des Inrocks qui appelaient à voter Y (Y étant le projet), je me sens pour le moins penaud. Je vais faire profil bas devant les copains des différentes motions à qui nous avons fait la leçon. Il y aura des regards narquois et comme de juste, les cadres du courant vont nous expliquer qu’on ne pouvait pas faire autrement. Je ne chercherai pas de consolation auprès des adeptes de la synthèse. Ils s’accommoderont bien vite de la douce quiétude que représente la protection d’un chef.

Je me dis aujourd’hui que ça peut valoir la peine d’aller apporter sa voix et/ou son concours aux courants les plus utopistes du Parti, dont celui qui milite pour la décroissance : Utopia. Je ne me sens plus d’aller faire la leçon et j’ai avalé beaucoup trop de chapeaux. En revanche, je veux bien filer un coup de main à des minoritaires romantiques. On me dit que ce qui apparaît à certains comme un sabordage politique, est le produit de mon orgueil, de mon adulescence ou bien encore d’une aigreur de dépit. C’est sûr qu’il y a un peu de tout ça mais il y a aussi un peu d’autre chose… L’évoquer, ce serait me remettre à faire la leçon, alors… silence !


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