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Coût de l’immigration : Gourévitch auditionné par les députés UMP

Publié le 28 septembre 2010 par Lecriducontribuable
 

Alors que le projet de loi Besson sur l’immigration est examiné à partir d’aujourd’hui à l’Assemblée Nationale, les députés du groupe UMP ont auditionné  ce matin Jean-Paul Gourévitch, auteur des monographies de Contribuables Associés sur « Le coût de l’immigration », et « Le coût de la politique migratoire ».

C’est à l’initiative du député de Paris Claude Goasguen que Jean-Paul Gourévitch est venu présenter aux membres du groupe UMP  à l’Assemblée Nationale intéressés les résultats de ses études. A peine une dizaine de députés étaient présents, dont Christian Vanneste (Nord), Françoise Hostalier (Nord), Patrice Calméjane (Seine-Saint-Denis) ou Etienne Pinte (Yvelines).

Claude Goasguen a demandé à Monsieur Gourévitch d’exposer une rapide comparaison européenne. Celui-ci a mis en avant l’attrait que représentent certains dispositifs français, dont l’Aide Médicale d’Etat, unique en Europe , qui permet aux clandestins d’être soignés gratuitement, et sans aucun contrôle. Le député de Paris avait bien cerné le problème : il est à l’origine d’une proposition de loi visant à réformer l’AME, qui coûterait 800 millions d’euros par an à la Sécurité Sociale.

Alors que le député de Seine-Saint-Denis, Patrice Calméjane, partant d’un constat établi dans sa ciconscription, insistait sur l’ampleur des transferts de fonds (des expatriés dans leurs pays d’origine), Jean-Paul Gourévitch a insisté : les transferts de fonds, bien que très importants (10 milliards d’euros par an), sont désormais inférieurs au montant de l’aide d’Etat aux pays sous-développés. Et d’évoquer le développement du regroupement familial, qui inciterait désormais les expatriés à garder leur argent en France, pour accueillir leur famille, plutôt que de l’envoyer dans leur pays d’origine.

Dommage que les membres du groupe UMP n’étaient pas plus nombreux à être venus écouter l’exposé de ce spécialiste reconnu des coûts de l’immigration, avant d’examiner un projet de loi sur le sujet. Dans un contexte de crise budgétaire, les politiques ne peuvent plus faire l’impasse sur un poste budgétaire qui représente 26 milliards d’euros par an.


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