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Cinéma : Resident Evil : Afterlife, le navet qu'on attendait

Publié le 28 septembre 2010 par Guls
Cinéma : Resident Evil : Afterlife, le navet qu'on attendait
Parmi les adaptations ratées de jeux vidéo au cinéma, celle de Resident Evil a le mérite d'avoir eu suffisamment de succès pour se décliner en de multiples suites, dont la quatrième est actuellement dans les salles. Zone Jeu s'est dévoué afin d'aller vérifier si ce nouveau chef d'oeuvre en 3D valait le prix de son entrée surtaxée.
Alice au Pays des Zombies
Commençons comme il se doit par un petit rappel du scénario : Alice travaille pour la "très respectable" Umbrella Corporation, une société de recherche privée qui travaille sur un nouveau type d'arme bactériologique virale. Pas de bol, leur prototype s'échappe dans la nature et transforme le monde entier en zombies. Les gens qui sont infectés meurent puis se relèvent avec une forte envie de chaire humaine. Tous, sauf une : Alice elle-même qui a assimilé le Virus T, gagnant au passage un paquet de super-pouvoirs la transformant en ninja anti-zombies, tout d'abord utilisée par Umbrella pour tenter éradiquer la menace, puis agissant seule à la recherche de survivants.
La population mondiale étant en grande partie éradiquée, Umbrella Corp. n'a plus personne à qui vendre ses remèdes, et change donc dans Resident Evil : Extinction (le 4ème volet) son but, cherchant désormais à créer une "forme de vie ultime" représentée par Alice. Dans AfterLife, nous retrouvons notre héroïne entre quête de survivants et soif de vengeance, tachant d'éliminer une à une les poches restantes de la Umbrella Corporation, quand un espoir s'élève à l'horizon : Arcadia, un lieu qui ne serait pas touché par la contamination et fournirait sécurité aux derniers survivants...
Cinéma : Resident Evil : Afterlife, le navet qu'on attendait
Beurp
Les premières minutes du film donnent bien le ton : accompagné de ses clones dotés de super-pouvoirs, Alice donne l'assaut à une base d'Umbrella, tuant du soldat surarmé à tour de bras. Au menu,  pirouettes surréalistes, course sur les murs, shurikens téléguidées, armes aux munitions illimitées, sans oublier des effets de slow-motion (image ralentie "à la Matrix") toutes les 3 minutes, et des effets 3D de type "l'image touche le public" comme on en trouvait dans les attractions 3D il y a 10 ans, quand ce format vidéo n'était pas encore répandu. La palme d'or du moment le plus horrible du film reste tout de même la chute d'Alice dans un tunnel souterrain de plusieurs centaines de mètres de haut et qui tourne sur lui-même, et qui couplé à la 3D vous fera bien rapidement vomir dans votre sac de pop-corn.
Par la suite, le tout se calme un peu et on passe sur des sections "scénarios" où l'on rencontre des personnages autres qu'Alice qui ne sont pas trop mal définis et tendent à ajouter des choses plutôt bonnes à l'histoire tandis qu'ils essaient de se frayer un chemin dans un Los Angeles en ruines et plein de zombies. Zombies, le mot est lâché ! J'en ai peu parlé jusqu'à maintenant car ceux-ci ne sont clairement pas le point fort du film tant ils semblent annexes dans l'histoire, si ce n'est pour un épique combat contre le zombie Bourreau, tout droit sorti de Resident Evil 5.
Cinéma : Resident Evil : Afterlife, le navet qu'on attendait
Mais alors... c'est si mauvais ?
Resident Evil Afterlife n'est définitivement pas mauvais, mais il dispose de beaucoup trop d'erreurs et de problèmes pour être "bon". Difficile de ne pas citer les très, très nombreux raccourcis scénaristiques (comme Alice qui traverse tout le Canada et les Etats-Unis dans un avion biplace sans soucis de carburant, ou bien le fait que "comme de par hasard" ils trouvent un bateau avec un réservoir plein pile quand ils en ont besoin), les effets spéciaux parfois très mal faits, les multitudes de pirouettes d'Alice trop ridicules pour être plausibles, les effets 3D trop "forcés", les héroïnes sur-maquillées malgré des mois passés sans une douche, ou encore le grand méchant, copie crachée du Morpheus de Matrix (mais en blanc) qui ne meurt jamais et s'enfuit dans son vaisseau comme un Docteur Mad des temps modernes...
Cinéma : Resident Evil : Afterlife, le navet qu'on attendait
Conclusion
Resident Evil : Afterlife n'est pas un bon film de zombies, ni même un bon film d'action, ou encore un bon film 3D. Pour autant, je ne regrette pas d'être allé le voir : j'ai été diverti pendant le temps que ça a duré, j'ai pu bien digérer mon repas sans être dérangé par les zombies presque inexistants, et je suis repartis plus détendu que je ne suis entré. Mission accomplie ? Certainement, mais sans plus. Nous ne conseillons donc ce film que si vous disposez d'une carte cinéma illimité et avez un peu de temps à perdre. Dans le cas contraire, il y a probablement mieux à aller voir...

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