Magazine Société

un américain

Publié le 28 septembre 2010 par Hoplite

larryburrows1962wk1.jpg

« …Evidemment, nous ne trouverons jamais de solution pour la nation, ni notre satisfaction personnelle, dans la poursuite du pur bien-être économique, ni en amassant sans fins des biens terrestres.
Nous ne pouvons pas mesurer l’esprit national sur la base de l’indice Dow-Jones, ni le succès du pays sur la base du produit national brut (PIB).
Le PIB prend aussi bien en compte dans ses calculs, la pollution de l’air, et la publicité des cigarettes, que les ambulances qui évacuent de nos autoroutes les carnages des fins de semaine.
Le PIB met sur le même plan, le coût des serrures spéciales pour les portes de nos maisons, et celui des prisons, pour ceux qui réussissent à les forcer.
Il inclut des programmes télévisés qui valorisent la violence dans le but de vendre des produits violents à nos enfants.
Le PIB intègre la production de napalm, de missiles à têtes nucléaires, et comprend même la recherche pour améliorer la dissémination de peste bubonique ; il s’accroît avec les équipements que la Police emploie pour réprimer les émeutes ; et ne fait qu’augmenter quand, sur leurs cendres, on reconstruit les bas-fonds populaires.
En revanche, le PIB ne tient pas compte de la santé de nos familles, de la qualité de leur éducation, ou de la joie de leurs instants de loisirs.
Il ne mesure pas la beauté de notre poésie, ….. ou la solidité des valeurs familiales, l’intelligence de nos débats, ou l’intégrité de nos représentants.
Il ne tient compte, ni de la justice dans nos tribunaux, ni de l’équité de nos rapports mutuels.
Le PIB ne mesure, ni nos arguments, ni notre courage, ni notre sagesse, ni notre culture, ni notre sens de la compassion, ni notre dévouement envers notre pays.
En un mot, le PIB mesure tout, sauf ce qui rend la vie vraiment digne d’être vécue.
Il peut tout nous dire sur l’Amérique, mais pas si nous pouvons être orgueilleux d’être américains. »

Robert Kennedy, juin 1968.

Dans la nuit du 4 au 5 juin 1968, dans la salle de réception de l’ « Ambassador Hotel » de Los Angeles, Bob Kennedy rencontre ses « supporters » pour fêter la victoire électorale consécutive aux primaires de Californie.
Après son discours de remerciements, alors que B. Kennedy était éloigné de l’hôtel en passant par les cuisines, il fut la cible de plusieurs coups de pistolet, sous les yeux des journalistes et photographes qui le suivaient. Beaucoup de personnes, personnalités et invités, ont été blessées plus ou moins gravement. Bob Kennedy fut frappé d’une balle au cœur, et malgré les soins des médecins, il mourut, à l’aube du 6 juin, au « Good Samaritan Hospital », où il avait été transporté immédiatement.
Il avait 42 ans. Ses dernières paroles, prononcées tout de suite après avoir été touché, et peu avant de perdre connaissance, ont été : « Tous les autres vont bien ? ».


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Hoplite 212 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine