Bye-bye BN

Publié le 29 septembre 2010 par Yvesd

Entre deux alertes à la bombe, trois enlèvements de Français au quatre coins de la planète, cinq défaites de l’Olympique Lyonnais et six grèves des transports pour l’emploi, le pouvoir d’achat et la retraite à 60 ans, l’information a bien failli passer inaperçue ou presque.

Heureusement pour les lecteurs de ce blog, « Restons Correct ! » veille et sait encore séparer le bon grain de l’info stratégique de l’ivraie du tout-venant médiatique.

C’est ainsi que nous venons d’apprendre que les Chinois seraient sur le point de faire main-basse sur ce monument du goûter des chères têtes blondes hexagonales qu’est le Choco BN !

Leur objectif ne trompe évidemment personne : il s’agit de transférer du côté de Shanghai cette technologie de pointe qui permet de mettre une pâte chocolatée entre deux biscuits secs.

Les capitalistes, disait Lénine, nous vendront la corde pour les pendre. Force est de constater qu’encore une fois Vladimir Ilitch avait raison car, avec cette opération financière, les écoliers français vont être inéluctablement privés d’un avantage décisif dans l’âpre compétition qui oppose désormais les nations sur le terrain de l’intelligence et de la connaissance.

Quels parents un tant soit peu responsables continueront en effet à glisser des Chocos BN fabriqués on se sait où et on ne sait trop comment ni par qui dans les cartables de leur studieuse progéniture à seul fin de leur stimuler les neurones ?

Va leur falloir se rabattre sur la Vache Qui Rit qui, à l’heure où ses lignes sont écrites, demeure bien française de chez nous mais dont la consommation dans les cours de récré est quand même moins pratique et surtout plus salissante.

Reste évidemment la (vraie) galette-saucisse, cet « en-cas » incontournable, roboratif, énergétique et surtout impossible à délocaliser, même si Josette et Marcel en vendent la recette aux Chinois pour payer leurs impôts et se faire un petit pécule en prévision de leurs vieux jours.

Donc, en toute logique et au nom du patriotisme économique et scolaire, les ventes de notre fast-foude fétiche devraient exploser à la sortie de nos écoles publiques, laïques et obligatoires.

Y’a plus qu’à espérer que sa vente aux mineurs ne sera pas prohibée sous le fallacieux prétexte que sa consommation régulière risquerait de compromettre l’équilibre nutritionnel de notre belle jeunesse…