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L'Iowa ouvre le voyage politique américain

Publié le 01 janvier 2008 par Exprimeo
A 48 heures du premier vote de la primaire américaine, c'est le lancement d'une année 2008 marquée par une présidentielle new look. En 1831, contre l'opinion dominante de son temps, Tocqueville est allé voir "à quoi ressemble une grande République avant qu'elle n'arrive chez nous". Nous sommes à 48 heures du début du long processus de sélection de la présidentielle américaine. Ce processus traduit des psychologies collectives différentes. Il ne doit être question ni d'ignorer ni de chercher à transposer. Il est nécessaire de chercher à comprendre des tendances lourdes parce qu'aujourd'hui, volontairement ou pas, nous sommes tous des Américains. L'américain est le nouveau latin de l'ère moderne. C'est la culture qui fait notre quotidien qu'on le veuille ou pas. Cette réalité concerne bien entendu également le marketing politique. Dans ce domaine, trois différences majeures existent. Aux Etats-Unis, l'idéologie a peu de place. La politique c'est d'abord des réponses pratiques à des questions pratiques. La part majeure d'idéologie apparaît davantage chez les conservateurs qui veulent défendre le "rêve américain". Seconde différence, parce l'idéologie a peu de place, le débat tourne autour des valeurs de vie et le premier réflexe consiste à examiner si le candidat qui les proclame les a respectées. D'où la place importante qui est accordée à la personnalisation des campagnes. Le citoyen cherche à décrypter le tempérament. Troisième différence, la politique Française tourne autour de la gestion apaisée des problèmes. La politique américaine tourne autour de la réintroduction permanente l'optimisme. En France, le discours consiste à expliquer comment on va retarder l'apocalypse. Aux Etats-Unis, il s'agit de recommencer le monde. Au-delà de ces points importants de différences, des évolutions importantes sont intervenues ou se préparent. Sur le plan présidentiel, cette démocratie présidentielle est à un tournant de sa primaire. Une première décantation s'est produite. Chaque camp garde 3 candidats principaux. Chacun d‘entre eux a un cursus spécifique correspondant à des tranches de vie bien différentes. C'est le cas de : Hillary Clinton, John Edwards, Barack Obama pour les Démocrates, John McCain, Mike Huckabee, Mitt Romney pour les Républicains. Parmi ces candidats figure le prochain Président de la 1ère puissance du monde. A l'écart des personnalités, interviennent des méthodes qui reposent sur des repères essentiels conditionnant la performance du candidat donc sa capacité à gagner. 4 sujets méritent une attention prioritaire : * le rôle de l'argent, * la place des campagnes négatives, * l'organisation hyper professionnelle d‘une équipe de campagne, * lLes conditions mêmes d'une campagne dans l'organisation du candidat. Ce sont tous ces points que nous allons aborder tout au long des prochains mois par des "incursions en direct". Il n'y a pas de "modèle américain". Mais avec l'impact de cette puissance, leurs pratiques ne peuvent rester des "affaires étrangères". Toute généralisation déforme la réalité. Mais refuser de généraliser c'est se condamner à ne plus rien dire puisqu'il faudrait examiner chaque cas l'un après l'autre ce qui deviendrait pratiquement impossible. Cette présidentielle porte des enseignements qui devraient à court terme concerner directement notre pays. Depuis les techniques de campagne jusqu'aux méthodes des candidats, le voyage américain donne en effet souvent un pressentiment de notre propre devenir.

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