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Mickael De Freitas : "La signature, un grand moment d'émotion"

Publié le 17 octobre 2010 par Supra

Mickael Freitas signature, grand moment d'émotion

Bonjour Mickael. C'est la deuxième fois que je vous interview. A l'époque, vous m'aviez annoncé que votre objectif était de jouer en professionnel avant vos 19 ans. Objectif atteint ?

Oui, l'objectif que je m'étais fixé a été atteint puisque j'ai signé mon premier contrat pro le 31 août dernier avec le club grec du PAS Giannina. Au moment de la signature, j'ai ressenti un grand moment d'émotion. J'ai tout de suite pensé à mon papa, à ma maman et ma soeur ainsi qu'à ma femme et à toutes les personnes qui m'entourent. Mais plus particulièrement à mon père et à Dieu.

Comment en êtes-vous venu à signer au PAS Giannina ?

C'est assez compliqué. Avant de me faire opérer de la cheville en février dernier, j'avais eu des touches avec plusieurs clubs. Mais après cette opération, tout le monde me croyait mort et plus personne ne voulait de moi. Malgré tout, mon agent a réussi à trouver plusieurs clubs intéressés. La proposition du PAS Giannina, tant sur le plan financier que sportif, est celle qui m'a le plus attiré.

Pourquoi n'êtes-vous pas resté à Monaco ?

Mes trois années à Monaco ont été très particulières. Ma facon de jouer et d'être ne convenait pas à certaines personnes du club. Au lieu de me dire les choses en face, ils ont préféré me mettre des bâtons dans les roues. Finalement, ça m'a permis de me forger un plus gros caractère, mais Monaco reste un souvenir mitigé pour moi. Nous ne nous sommes pas quittés en bon terme à cause de ma blessure qui aurait pu être évitée.

Que voulez-vous dire ?

Passons, c'est de l'histoire ancienne et je ne veux pas parler de ces personnes, ça leur donnerait trop d'importance alors qu'ils n'en n'ont plus pour moi. J'ai de la rancoeur,  mais également une forme de motivation qui me donne envie de travailler deux fois plus pour être connu et reconnu et ainsi leur montrer qu'ils se trompaient sur moi.

Revenons sur votre grave blessure. Comment avez-vous vécu cette période difficile ?

Je me suis fait opérer de la cheville à cause d'une rupture des ligaments et un arrachement osseux. C'est une blessure qui date de 2007 et qui a été négligée avec juste un strape permanent posé dessus alors que je me plaignais. Bref, je ne veux pas polémiquer là-dessus. J'ai été indisponible entre février et juillet. C'est vrai que ça a été très dur mais heureusement j'ai eu le soutien de ma famille, notamment de mon père qui a été très présent et également de ma femme qui m'a boosté.

Aujourd'hui, comment vous sentez-vous dans votre nouveau club ? Avez-vous été bien acccueilli ?

Oui, j'ai été merveilleusement bien accueilli par le staff, le coach, les dirigeants, le président, les supporters mais également par les joueurs qui m'ont tout de suite mis en confiance. Je pense surtout à Ibrahima Bakayoko qui m'a rapidement mis dans le bain. Je me sens très bien ici. Il y a tout ce qu'il faut pour bien travailler et avec une très bonne ambiance.

Que représente Ibrahima Bakayoko pour vous ?

Ici, je le considère comme mon grand frère. On passe beaucoup de temps ensemble et je le respecte beaucoup. Chaque jour, il me donne des conseils et des astuces pour affiner mon jeu. Il m'aide à progresser vite malgré mon jeune âge.

N'est-ce pas difficile pour un jeune joueur de quitter sa ville, sa famille, ses amis pour partir dans un pays étranger, avec une culture et une langue différente ? 

Non, ce n'est pas difficile car je suis habitué à cela. J'ai quitté ma famille à seulement douze ans pour aller à Auxerre et maintenant  je suis armé pour ça. J'ai mes parents et ma soeur au téléphone tous les jours. Et surtout, j'habite avec ma femme qui me soutient énormément et avec qui j'attends un enfant. La barrière de la langue est un peu difficile à surmonter en dehors de l'entraînement mais j'arrive à me faire comprendre.

D'ailleurs, avez-vous commencé à apprendre le Grec ? Comment communiquez-vous avec vos coéquipiers et avec le staff ?

Oui, je sais déjà dire quelques mots et quelques phrases. J'apprends chaque jour avec mes coéquipiers mais pour le moment je n'ai pas eu le temps de prendre un professeur pour réellement progresser. Je compte m'y mettre bientôt. Je parle Portugais avec mes compatriotes brésiliens, en Espagnol avec les Argentins et en Anglais avec les Grecs. Dans le pire des cas, on m'aide à traduire.

Quels sont les objectifs du club cette saison ? Quel bilan faites-vous des premières journées de championnat ?

L'objectif principal est de remonter en première division. On fera tout pour aller le plus loin possible en Coupe de Grèce et pourquoi pas la gagner.  Le bilan de ce début de championnat est très positif. On est deuxièmes à deux points du premier (dix points après cinq journées, à deux points de Panetolicos, ndlr) donc on est très satisfaits de notre début de saison. L'équipe monte en puissance et sera, je pense, de plus en plus forte. En tout cas, nous travaillons pour.

D'un point de vue personnel, comment s'est passé le début de saison ?

Je ne suis pas encore titulaire. J'ai dû me remettre au niveau physique à cause de ma blessure. Là, je suis blessé au genou donc j'ai un petit temps d'arrêt, mais j'en profite pour travailler mon physique et revenir plus fort afin de m'imposer dans l'équipe. J'espère apporter quelque chose au collectif.

N'avez-vous pas peur de cet enchaînement de blessures ?

Non, je sais que Dieu veille sur moi et me protège. Je dois m'affiner au niveau physique pour devenir plus costaud. C'est un championnat rugueux et mon jeu me porte à prendre des coups donc je dois travailler dans ce domaine avec le staff technique.

Quels sont vos objectifs dorénavant ?

Dans les mois à venir, j'espère réussir à m'imposer ici et à remonter en première division. Il faut que j'engrange des matches. Jouer, jouer, jouer et prendre du plaisir. Je ne veux pas trop me projeter dans l'avenir mais c'est vrai que j'ai beaucoup d'ambition. Je veux me faire connaître, gagner des trophées individuels, collectifs et être courtisé par des grands clubs.


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