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Conviction : Premières impressions...

Publié le 21 octobre 2010 par Hellknight @HellKNIGHT2010

Conviction 1.jpgRécemment, j’avais commandé chez CDiscount le coffret de cette courte série créée par Dick Wolf, annulée au bout de 13 numéros. La série, qui n’avait pas convaincu lors de sa diffusion les Américains, et restée je crois inédite en France de toute diffusion, n’a pas davantage convaincu en DVD, puisque les coffrets sont soldés pour une bouchée de pain; Alors qu’en est-il de cette série ?

Hé bien d’abord, il faut rappeler qui est Dick Wolf, et d’où il vient. Dick Wolf est un de ces producteurs de télévision aux doigts d’or, qui a percé lors de la décennie des 90’s, et qui aligne quelques belles réussites : Law and Order, série accumulant 20 saisons, et ses deux séries-satellites, Law and Order : Special Victims Unit, et Law and Order : Criminal Intent. Des séries très populaires et très regardées. Bien sûr, il y a quelques échecs dans sa carrière, mais ce genre de choses est arrivé à d’autres, même les plus brillants, et est inévitable. Conviction en fait malheureusement partie.

Sur le papier, la série avait quelques atouts : un casting aguicheur fait de certains visages connus du petit écran, comme Julianne Nicholson (vue dans Ally McBeal), Eric Balfour (vu entre autres dans le Pilote de Buffy, the Vampire-Slayer, 24 ou encore Six Feet Under), J. August Richard (le Gunn de Angel), ou encore Milena Govich, que l’on reverra dans Law and Order dans le rôle d’une inspectrice de police. Et puis également, vu que nous sommes dans un univers partagé (toutes les séries de Dick Wolf sont censées se dérouler dans le même univers fictionnel), la présence de Stephanie March, qui reprend son rôle de la Procureure Alexandra Cabot, personnage régulier de Law and Order : Special Victims Unit. Même si son personnage a peu d’importance, et qu’on la verra peu.

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Alors de quoi ça parle ? Hé bien plutôt qu’un lien avec Law and Order : Special Victims Unit, la série me semble surtout être une excroissance de Law and Order quant au fait d’expliquer le fonctionnement de la justice américaine au grand public. Si j’ai bien compris, il y a tellement d’affaires qui occupent la justice américaine qu’un procureur seul ne pourrait s’en sortir, et chacun a donc des “lieutenants”, des personnes chargées de le représenter, ayant la même autorité judiciaire que lui, des Assistants du Procureur. La série se propose de suivre plusieurs d’entre eux travaillant dans le même bureau, et ayant le point commun d’être assez “jeunes”. On a donc une série “bâtarde” qui oscille entre plusieurs sous-genres : la série judiciaire, bien sûr, et la série où l’on suit des jeunes dans un nouveau domaine, comme dans Grey’s Anatomy, Urgences avant elle avec le personnage de Carter, les Bleus dans la police, ect. Du coup, ben… Il y a des scènes attendues concernant la naïveté des personnages dans leur nouveau métier, et on suit les affaires de coeur et les histoires d’amour des uns et des autres, au milieu des intrigues des épisodes. Côté histoires judiciaires, tous les thèmes classiques sont remâchés, rabattus, des thèmes qu’on a vus cent fois, mille fois ailleurs : la femme battue, le dealer ou la famille qui se retrouve dans la panade à cause d’un membre dealer, viol, vol, meurtre, etc… La série propose quasiment pas, “Dick Wolf’s touch” oblige, de caractère feuilletonnant. On a donc l’impression de regarder une série dérivée de The Practice, une des séries judiciaires de David E. Kelley, mais sans d’évolution notable dans les personnages, tout au plus dans certaines histoires de coeur. Mais côté “procureur”, donc, plutôt que côté “avocat”. Et puis il y a Christina Finn. Personnage interprété par Julianne Nicholson, qui cherche en vain l’amoooooouuuuurrrrr… Qui court d’une tentative à l’autre, essayant de séduire, ou qu’on essaie tant bien que mal de caser, parce qu’arrive la trentaine, et qu’à 30 ans faut pas se retrouver tout seul. Son personnage semble être un copier / coller de celui d’Ally McBeal, le côté “faitaisie” / “folie douce” en moins.

Donc, pour résumer, Conviction, c’est une série sympathique, mais loin d’être indispensable. Une série dans le genre de celles qu’écrivait David E. Kelley, sans être aussi drôle, ou brillante. Pas de plaidoiries flamboyantes, ce n’est pas le but, et pas de réflexion de fond sur des aspects de la société américaine, comme dans Law and Order.

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