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Pensée chinoise et développement durable

Publié le 23 octobre 2010 par Christophefaurie
Dans un billet je me demandais si nous n’étions pas manipulés par des idéologies erronées, si l’homme n’était pas moins nuisible qu’on ne le dit… Un ami me répond ceci :
Sur le sujet que l'homme est nécessaire à la biodiversité j'ai du mal à adhérer, l'homme est une espèces parmi d'autres qui a l'extrême désavantage d'avoir voulu s'affranchir des lois naturelles éprouvées depuis des millions d'années il a su se développer  à travers deux révolution : l'agriculture ce fut à l'échelle de l'espèce, la révolution industrielle, cette fois à l'échelle des nations-états avec la prise de puissance sur la nature et la globalisation jusqu'à menacer sa propre survie par le stress qu'il met sur la planète et ses ressources, la prochaine révolution ne peut être qu'à l'échelle de l'individu pour que la personne devienne soutenable car finalement qu'y a t il de plus urgent que le développement humain, car c'est l'humain qui est au centre du DD. L’homme disparu la nature poursuivra ses évolutions tranquillement selon ses lois habituelles. Pour revenir à la biodiversité, la surpopulation (la bombe de Paul Erlich date des années 80) est le premier vrai problème à traiter avec la menace sur les ressources naturelles et l'hygiène et la sécurité. Donc éduquons nos enfants sur ces bases.
En fait, mon billet avait juste été ébloui par une idée inattendue et élégante. Je crois qu’elle vaut mieux, finalement :
Ce que je disais du rôle de l’homme dans l’univers vient de la pensée chinoise. Cette pensée mérite peut être au moins autant de respect que la nôtre. Peut être même d’être explorée avec attention.
Ce que mon ami reproche à « l’homme » est le développement occidental. Or, lorsque l’on regarde la Chine d’avant l’Occident, elle maintenait une sorte d’équilibre avec ses voisins, et son développement était (peut-être) relativement peu destructeur. (Idem pour le Japon, replié sur lui-même.) Le grand principe de la culture chinoise est de ne pas inventer mais de se conformer à la logique de la nature, une posture qui paraît fort durable.
D’ailleurs, l’idée selon laquelle l’homme est une espèce comme les autres n’a rien d’évident. La particularité de l’homme est d’être un animal social. Il est possible que social ne s’entende pas au simple sens de l’homme, mais aussi à celui de la nature. Partout où il se trouve il réglemente son environnement.  Ce n’est pas mieux avec ou sans lui, mais c’est différent. Tout ce que nous apprécions dans la nature, que nous voulons conserver, vient peut-être de la main de l’homme. Pensée chinoise à nouveau, pour qui le monde ne tournerait pas sans lui.
Mon ami ajoute que, contrairement à l’abeille ou au ver de terre, l’homme n’a pas de fonction dans la nature. Et si sa fonction était d’assurer la cohésion d’un tout qui n’existerait pas sans lui ? Et si le coup de génie occidental avait été de faillir à cette fonction pour en tirer des bénéfices à court terme ?
Pensées élégantes et sans substance, à nouveau ? (à creuser, en tout cas.)

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