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pendaison

Publié le 28 octobre 2010 par Jeanyvessecheresse

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Depuis la liquidation physique et assez expéditive de Saddam on savait le nouvel Irak libéré encore très éloigné des standards démocratiques. Alors qu’il pensait mourir incarcéré après en avoir pris pour successivement 15 et 7 ans, l’ancien ministre des Affaires Etrangères de Saddam Hussein vient d’être condamné à mort à 74 ans passés. Depuis le début de la semaine, le compte à rebours est donc en marche. Tarek Aziz dispose désormais de moins de 30 jours pour faire appel. Longtemps affublé de qualités de fin négociateur oriental, titulaire d’un brevet de compatibilité avec l’occident et surtout comme un homme « à part » dans l’appareil du Parti Baas puisque chrétien de rite Assyro-chaldéen, Tarek a longtemps joué au dandy au milieu du club de bouchers fédéré par la dictature. D’ailleurs, contrairement à la plupart de ses collègues, l’ex diplomate s’était rendu aux américains avant la fin des combats, en avril 2003, pensant ainsi pouvoir bénéficier de quelque mansuétude. Pour une fois un peu naïf, l’ancien ministre s’était retrouvé dans les mailles des filets du nouveau pouvoir remis en main propre par les G.I à la nouvelle justice de Bagdad. Canaille certifiée pur sucre, le sort de Tarek Aziz ne doit pourtant pas nous plonger dans l’indifférence. Puisque nous sommes opposés à la peine de mort à Paris comme à Bagdad la condamnation de Tarek Aziz nous est insupportable. Par ailleurs, les méandres de la politique irakienne ne doivent pas nous faire perdre de vue que la pendaison promise à l’ex est le produit d’une vengeance du Parti Dawa et de la communauté Chiite, Tarek Aziz n’ayant pas été le dernier sous Saddam, à couvrir la liquidation de Mohammed Baqr Sadr il y a trente ans de cela. Pilier du régime de Saddam Hussein, artisan de la politique du dictateur, Tarek Aziz…


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