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Après les partys Tupperware, voici les soirées Taser !

Publié le 07 janvier 2008 par Chantal Doumont

pistolets TaserAprès les partys Tupperware, voici les soirées Taser !

Une résidante de Phoenix, en Arizona, s'est transformée en entrepreneure indépendante et vend maintenant des pistolets Taser à impulsions électriques dans son salon - un peu comme la génération de sa mère vendait des contenants de rangement en plastique. 

Dana Shafman offre à sa clientèle un modèle, le C2, présenté comme une arme de protection personnelle. Tout en ayant la même puissance, l'appareil est plus petit que le volumineux modèle original, et son extérieur profilé lui donne davantage l'apparence d'un rasoir électrique que d'une arme. Selon Mme Shafman, sa clientèle féminine apprécie notamment le fait que le C2 soit assez petit pour se loger dans un sac à main, et qu'il soit disponible en différentes couleurs, y compris le rose. 

Sur sa table à café, elle expose une série d'exemplaires du «protecteur personnel» et invite ses visiteurs - surtout des visiteuses ü à en faire l'essai en tirant une décharge en direction d'une cible métallique. 

Mme Shafman a vendu une trentaine de ces armes par mois, au coût de 349,99 $ US pièce, depuis sa première soirée Taser, le 15 octobre dernier. Elle n'est pas une employée de Taser International, dont le siège social se trouve à Scottsdale, en Arizona. Elle est «à son compte» et ne touche pas de commission. Elle obtient plutôt le rabais que Taser réserve aux commerçants, et empoche la différence. 

En tant que femme vivant seule, elle se considère parfaitement bien placée pour promouvoir le Taser comme moyen d'autodéfense. 

La direction de Taser aime tellement la stratégie de vente «domestique» de Mme Shafman qu'elle a l'intention de construire un kiosque sur le modèle d'un salon typique à la Foire électronique internationale de Las Vegas, du 7 au 10 janvier, pour que Mme Shafman y donne une soirée Taser à l'intention des acheteurs et des commerçants. 

Selon les représentants de Taser International, leur produit est maintenant vendu dans 43 pays à travers le monde, et seulement aux États-Unis, plus de 12 500 services de police l'utilisent ou procèdent à des tests en vue d'une possible acquisition. La compagnie entend maintenant développer le marché des simples «civils», notamment celui des familles. 

Taser a connu une forte progression à Wall Street. La valeur de son action a plus que doublé en 2007, atteignant 19,36 $. 

La firme a lancé le C2 en août dernier. L'arme est légale dans tous les États américains sauf ceux de New York, du New Jersey, du Massachusetts, du Rhode Island, du Michigan, du Wisconsin, de Hawaii et de Washington, D.C. 

Car l'arme est loin de faire l'unanimité. En octobre dernier, à l'Aéroport international de Vancouver, un immigrant polonais, Robert Dziekanski, est mort après avoir reçu une décharge de pistolet Taser lancée par des policiers. 

Amnistie internationale, qui critique l'assertion de Taser selon laquelle ses armes ne sont pas mortelles, s'inquiète de toute tentative de multiplier le recours au pistolet électrique. Selon des représentants de l'organisation de défense des droits de la personne, les policiers font fréquemment une utilisation abusive de ces armes, et le public en général fera vraisemblablement de même. 

Mona Cadena, d'Amnistie, affirme qu'on enregistre déjà des cas de violence conjugale à l'aide du Taser et d'autres armes électriques.

AP 


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