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Protéger l'environnement peut prévenir les conflits, selon Ban Ki-moon

Publié le 08 novembre 2010 par Bioaddict @bioaddict
  • Des experts du PNUE effectuent des prélèvements d'eau lors de l'évaluation de la situation d'après-conflit à Gaza. Le PNUE conduit des évaluations sur le terrain des conséquences environnementales des crises sur la santé, les moyens de subsistance et la sécurité des populations. Photo PNUE, 2009.
  • M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU
  • Gaza : Un expert du PNUE prélève des échantillons dans les décombres d'une maison bombardée.
  • Liban : Un expert du PNUE teste la radioactivité sur une base militaire à la périphérie de Beyrouth.
  • Sierra Leone : L'évaluation du PNUE a porté sur les liens entre les resources naturelles et la consolidation de la paix dans les régions rurales, où réside 70% de la population.

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Le 5 novembre 2001, l'Assemblée générale a proclamé que le 6 novembre serait chaque année la Journée internationale pour la prévention de l'exploitation de l'environnement en temps de guerre et de conflit armé (résolution 56/4), considérant que les dégâts causés à l'environnement en temps de conflit armé perturbaient les écosystèmes et compromettaient les ressources naturelles longtemps encore après la fin du conflit et avaient des effets qui s'étendaient et se prolongeaient souvent au-delà des limites des territoires nationaux et de la génération actuelle. Elle a également rappelé la Déclaration du Millénaire, qui avait mis l'accent sur la nécessité d'assurer la protection de notre environnement commun.

Pour lire la Déclaration du Millenaire, cliquez ici.


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Alors que la communauté internationale prépare la Conférence des Nations Unies sur le développement durable qui doit se tenir à Rio de Janeiro en 2012, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a indiqué que la protection de l'environnement pouvait prévenir les conflits.

" À mesure que la population mondiale grossit et que la demande de ressources s'accroît, le risque que ces dernières deviennent l'enjeu de conflits pourrait augmenter. Les conséquences du changement climatique pourraient exacerber ces menaces. Pour les prévenir, nous devrons réfléchir différemment aux sources d'insécurité et faire en sorte que notre diplomatie préventive prenne en compte la nature transfrontalière des écosystèmes et la dégradation de l'environnement ", a déclaré Ban Ki-moon dans un message adressé à l'occasion de la Journée internationale pour la prévention de l'exploitation de l'environnement en temps de guerre et de conflit armé qui a eu lieu le vendredi 5 novembre.

" En cette Journée internationale prenons acte du rôle exceptionnel que notre patrimoine naturel joue dans la prévention des conflits et l''instauration d''une paix durable, et engageons-nous encore une fois à protéger l''environnement en temps de guerre ", a-t-il ajouté.

Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a relevé que lors des soixante dernières années, au moins 40% de tous les conflits internes ont été liés à l'exploitation de ressources naturelles, soit des ressources de grande valeur comme le bois de construction, les diamants, l'or et le pétrole, soit des ressources rares, telles que les terres fertiles et l''eau.

L'humanité à en effet toujours comptabilisé les pertes causées par les guerres en termes de civils et de soldats morts ou blessés, de villes et de moyens de subsistance détruits. L'environnement reste souvent une victime silencieuse des conflits armés : l'eau des puits est polluée, des récoltes sont brulées, des forets sont abattues, la terre est empoisonnée et les animaux sont tués dans le seul but de prendre un avantage militaire.

Par exemple, pendant la guerre du Golfe de 1991, les puits de pétrole du Koweït ont été délibérément incendiés et des millions de litres de pétrole brut ont été déversés dans les voies d'eau. Au Cambodge, pendant les 20 ans de guerre civile et de troubles, 35 % de la couverture forestière a été détruite. Lors du conflit en Angola, le nombre des animaux sauvages a diminué de 90 %. Pendant la guerre du VietNam, des millions de tonnes d'agent orange ont été pulvérisées au-dessus des jungles, brûlant la végétation sur de vastes étendues dont certaines ne peuvent toujours pas être cultivées aujourd'hui.

De plus, le Protocole additionnel I aux Conventions de Genève interdit l'utilisation de " méthodes ou moyens de guerre qui sont conçus pour causer, ou dont on peut attendre qu'ils causeront, des dommages étendus, durables et graves à l'environnement naturel " et précise que " la guerre sera conduite en veillant à protéger l'environnement naturel contre des dommages étendus, durables et graves ". Mais le grand problème reste l'application de ces conventions en temps de guerre.

L'ONU tient ainsi beaucoup à ce que la protection de l'environnement fasse partie des stratégies de prévention des conflits, de maintien et de consolidation de la paix car il ne peut pas y avoir de paix durable si les ressources naturelles et les écosystèmes dont dépendent les populations sont détruits.

" Les engagements pris par les gouvernements il y a près de 20 ans pour protéger l''environnement en temps de conflit armé nous reviennent en mémoire. Pourtant, l''environnement continue de pâtir de la guerre, ce qui menace le bien-être des populations vulnérables et compromet les chances d''une paix durable. Près de la moitié de la population mondiale, notamment la vaste majorité des populations rurales pauvres, compte sur les ressources naturelles pour assurer sa subsistance quotidienne et ses revenus ", a souligné Ban Ki-moon.

Il a aussi insisté sur la nécessité " d'investir encore davantage dans les politiques publiques, les institutions et les activités visant à atténuer et à maîtriser les contraintes qui pèsent sur l''environnement ".

" Cependant, il nous faudra investir encore davantage dans les politiques publiques, les institutions et les activités visant à atténuer et à maîtriser les contraintes qui pèsent sur l''environnement ", a conclu le Secrétaire général de l'ONU.

Stella Giani


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