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3 Profils atypiques d'entrepreneurs

Publié le 09 novembre 2010 par 6smail
How the Internet is changing the rules of the game - Entrepreneurship - 'immigrant perspective'photo © 2008 Andrea Vascellari | more info(via: Wylio)
Beaucoup de gens pensent qu'être entrepreneur et lancer sa startup est un métier très risqué et très difficile, je le pense aussi (en fait, je le vis même), mais je pense aussi que nous ne sommes pas les plus à plaindre, du moins dans le domaine des technologies, d'autres positions sont beaucoup plus difficiles à tenir, réussir dans de tels contextes relève de l'exploit voire de l'héroïsme. J'ai beaucoup de respect pour ses profils, et si vous pensez que le monde des startups était une jungle attendez de voir leur environnement au quotidien !
1.  Les Intrapreuneurs: ou entrepreneur à l’intérieur d’une entreprise, le défi ici est qu’un simple employé ou manager d’une grosse corporation arrive à insuffler la dynamique propre aux startups dans son équipe et de la répandre sur toute l’organisation. Transformer une organisation bureaucrate, sclérosée et immense en startup agile, est-ce possible ? Je connais beaucoup de manager qui voulait changer au moins dans leurs équipe et adopter telle ou telle bonne pratique, rare sont ceux qui ont réussis ou qui ont osé franchir le pas réellement. Par contre, la fameuse méthode des 80/20 de Google peut être assimilée à de l’intrapreneurship, et j’aime à penser que Steve Jobs et le plus grand intrapreneur que la terre ait jamais connue :)
2.   Les entrepreneurs sociauxs’ils génèrent du revenue, l’entreprenariat social est selon moi l’avenir des startups, le problème est que le plus souvent on démarre avec des idées et des projets colossaux et qu’au final on arrête tout par manque de moyens. Je suis fascinée par ses entrepreneurs qui font de l’argent tout en rendant service à leurs société/communauté et en améliorant les conditions de vie pour leurs semblables. J’ai été très étonné par les efforts de BttrVentures mais le meilleur exemple de ce genre d’entrepreneur reste sans doute Fabio Rosa, qui a introduit l’électricité dans les foyers ruraux du Brésil dans les années 1980-90 par deux fois, la première, financée par la mairie où travaillé Rosa, a échoué après des débuts enthousiasmants une fois que le maire avait été changé, la deuxième quelques années après avait réussis à desservir en électricité 16 états brésiliens, Rosa avait cette fois-ci lancé une entreprise commerciale.
3.   Les ONG qui sont gérées comme des entreprises et qui veulent être tenues responsables de leur actions sont pour moi celles qui réussissent. Les responsables de ses structures font face à un double combat, d’abord les difficultés quotidiennes du monde associatif et celles liées à leurs actions et puis aussi le gros travail d’explication et de motivations des volontaires afin qu’ils se soumettent « bénévolement » et de bon cœur à un autre jeu de contraintes pas évident a priori, c’est d’ailleurs la pierre d’angle de la stratégie de Bill Gates dans son ambition de vouloir éradiquer le paludisme en Afrique, il est prêt à donner (beaucoup) d’argent aux associations sur le terrain, mais celle-ci doivent lui rendre des comptes, ils négocient au début des objectifs annuels, si c’est objectifs ne sont pas atteint, les fonds ne sont pas réinjecter dans l’associations en question et sont redirigés vers une autre organisations, et heureusement pour nous, cela marche ! (est-ce que déjà j’ai mentionné le caractère exceptionnel de l’action de l’ex N°1 de Microsoft en Afrique ?)Autre exemple, qui me tient à cœur aussi, c’est l’organisation AIESEC (à laquelle j’ai le privilège d’adhérer), il s’agit de la plus grande organisation gérer par des étudiants, et de la quatrième organisation la plus démocratique au monde, tous cela a été possible car les notions de leadership, de bonne gouvernance, de responsabilisation… sont au cœur de l’ONG et son diffusées trés tot à travers tout le réseau et chez tous les membres.
Voilà pour ces profils atypiques d’entrepreneurs, j'espère que cela permettra de reconsidérer la fonction d'entrepreneur au sein d'une vision plus globale. Il est clair qu’en plus des barrières et difficultés inhérentes à la volonté d’entreprendre ces profils, ces entrepreneurs, subissent aussi le poids de contraintes surtout culturelles, que nous ne connaissant pas forcément dans le monde des technologies. Contraintes (presque) infranchissables, heureusement que des exemples sont là pour nous démontrer le contraire, c’est juste qu’il faut ce qu’il faut pour changer le monde ! 
A quel autre profil atypique pensez-vous? Jusqu'à quel point l'entreprenariat peut-il s’étendre?
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