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Novart cherche sa formule magique

Publié le 09 novembre 2010 par Bordeaux7
Novart cherche  sa formule magiqueJusqu’ici, on parlait de manifestation dédiée à la création contemporaine. Un label un peu vague pour Novart, qui prend désormais des allures de biennale en alternance avec Evento. L’association novembre@bordeaux a souhaité ainsi repenser son concept. Concentrée sur 11 jours pour améliorer sa visibilité, cette 8è édition adopte donc un format festival. Cette nouvelle formule associera tous les deux ans un directeur artistique. Cette année c’est Dominique Pitoiset, metteur en scène et directeur du Théâtre National de Bordeaux Aquitaine, qui a relevé le défi. «C’est un peu l’année 0 du nouveau Novart. J’ai conçu cette édition comme une plateforme de ce qui pourrait devenir une biennale des arts de la scène. J’ai privilégié les créations et les premières françaises pour obtenir un rayonnement géographique», justifie celui qui est aussi comédien.  Au total, 14 créations seront montrées du 10 au 21 novembre à travers la CUB. Citons par exemple la pièce «Entre chien et loup», présentée par un metteur en scène de Saint-Pétersbourg au TnBA dès aujourd’hui dans le cadre de l’année France-Russie ou le «Plus tard, j’ai frémi..» de Renaud Cojo, qui poursuit son enquête sur les avatars via des amis rencardés sur le web. Le Glob théâtre a invité lui trois auteurs à créer des petites formes dans «Micro-climats». Une proposition visible dans des algécos sur les quais. Côté danse, que des premières nationales avec le «O oui» qui marque le retour de Benoît Lachambre ou encore les performances «Narcisses-0» et «Ex/Stase» qui explorent la société du bien-être et ses travers. La musique ne sera pas en reste avec Pacovolume pour son album «Manhattan Baby» et The Jim Jones Revue. Ces ovnis de la scène rock/garage revisitent Chuck Berry et Jerry Lee Lewis. En revanche, exit le très attendu «Pornographie», supprimé en raisons de droits non accordés. Des installations de Cécile Léna ou du collectif Ferraille seront également de la partie.
Une portée européenne
Reste un moment «choc» : le «Hard to be a god». Déconseillé aux âmes sensibles. Né à Budapest, le jeune Kornel Mundruczo, dont les films sont souvent projetés à Cannes, revient sur la prostitution et le trafic d’êtres humains au bord des routes tout en questionnant les limites de la représentation. Hongrie, Québec, Belgique, Russie... La plupart des artistes sont issus de villes-ports comme Bordeaux. «Mon objectif est de sédentariser le plus possible», admet Dominique Pitoiset. Pour ce faire il compte sur le nouveau QG du festival : le TnBar, lieu qui se veut propice à l’échange. Pour la première fois seront d’ailleurs organisées des rencontres professionnelles. Des petits plus qui semblent séduire les scènes participantes : «on tient le bon bout sur la définition d’un festival européen», se félicite Sylvie Violan, directrice du Carré-Les Colonnes. Toutefois, malgré les 350 000 euros de budget hors taxes, Eric Chevance, directeur du TNT déplore des «moyens moins importants qu’auparavant».• CC
Dès ce soir avec le concert d’Arno (complet) à Barbey puis divers lieux Bordeaux et Cub. Programme complet sur www.bordeaux.fr. Places au Kiosque Bordeaux Culture, de 11h à 18h allées de Tourny. 7 à 25€

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