Magazine Côté Femmes

Promis, tu le répètes pas ?

Publié le 09 novembre 2010 par Uneblondedanslaville

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J’ai honte.

Non c'est vrai, je t'assure, j'ai grave honte.

Non parce que j’ai contracté depuis peu une maladie un peu honteuse, t’vois (rien à voir avec la gastro qui te transforme en gerbator incontrôlable)

Je me suis mise à lire des trucs de filles.

Ça a commencé très innocemment par un Elle, de temps en temps. Je n'aime toujours pas ce magazine mais je me suis dit qu'un peu de photos de mode ne pourrait pas me faire de mal. Je me suis pas méfiée. J’ai prétendu qu’à force d’être entourée de vieilles rombières ayant un sens de la mode aussi développé que celui des rapports affectifs pour un verseau, j’avais besoin de compenser, sous peine de me transformer moi z’aussi en rombière mal fagotée un jour.

Et puis, un jour, devant la déferlante de nouvelles revues très clairement orientées filles, je me suis dit « tiens, et si je les testais pour donner mon avis (intelligent, ça va de soi) sur le contenu de ces magazines ? »

(c’est fou ce qu’on peut être fort pour se mentir à soi-même)

Donc j’ai, un jour, investi dans Be, Envy et Grazia

Be, j’ai failli vomir de désespoir en essayant de le lire. Les It-look, c’est juste à pleurer, le ton est d’une ânerie sans commune mesure, la pseudo ambiance d’jeunes-sympas-entre-filles-on-se-marre-bien donne envie de se pendre (d'autant plus qu'on sait tous z'et toutes parfaitement, qu'entre filles on ne se marre jamais bien) et à part regarder du vent, du vide intersidéral (et des looks moches que même pour un bal costumé t’oserais pas mettre) ben, y’a rien.

C’est comme de feuilleter Voici pour t’apercevoir que finalement, tu as bien fait de ne jamais ouvrir cette daube même en vacances.

Donc forcément, quand le tour d'Envy est venu, juste après, j’ai limite trouvé ça intelligent. (ouais, c'est vous dire)

En vrai, ça n’a pas cette prétention (ça vaut mieux) mais, je dois bien l’avouer, j’ai pas rechigné à la lire de bout en bout contrairement à Be que je n'ai même pas dû finir. Oui ça parle potins, fringues, look, ça racole sur la couverture, ça vante des tentatives modesques pas forcément toujours à mon goût mais ça se lit (en cinq minutes, environ) et ça ne se vante pas – contrairement aux féminins leaders sur le marché mais je ne citerai pas de nom – d’analyser de grands thèmes métaphysiques pour ne donner, au final, que le point de vue de son coiffeur et sa gardienne (si tu es journaliste chez Glamour et que tu me lis, oui, tu as raison de rougir, je parle de toi).

En bref, Envy, quand on a quelques minutes à tuer dans les transports et pas de bouquin, ça dépanne, ça aère l’esprit (en soufflant un grand vent de vide dans le cerveau) et ça peut donner quelques petites idées de fringues et de boutiques. Mais pas davantage. Après, est-ce que ça vaut son prix pour si peu d'apport ? Ben à mon sens, non. Mais quand on a la flemme de lire des trucs intelligents et qu'on ne culpabilise pas de vautrer dans la superficialité, ça fait pas de mal non plus.

Le problème, c'est que la superficialité, on peut vite devenir accroc et en ce qui me concerne, j'ai dû m'obliger à une cure de désintox. J'ai arrêté totalement les magazines féminins couillons.

Je sais pas si ça m'a réussi mais en tout cas, j'ai pu finir le bouquin chiant que je me traînais depuis l'été et dont j'ai déjà oublié le nom (pourtant, il aurait dû me marquer) et me remettre à mon cycle Roth. Ouf.

Maintenant, va falloir que je me sureveille quand même, je suis sûre qu'on peut replonger en trente secondes. Et après... Ben c'est la porte ouverte aux Alexandra Ripley, Marc Levy, Closer et compagnie. Et là, je dis non.


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