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La crêche provençale

Publié le 06 janvier 2008 par Moua

La tradition de la crèche de Noël trouve son origine au Moyen Âge, certains auteurs la faisant remonter à Saint François d'Assise qui aurait le premier, en 1223, mis en scène la nativité dans son église de Greccio, en Italie. Les personnages furent alors joués par des gens du village, les animaux étant réels. Cette « crèche vivante » a donné naissance à une tradition qui s'est perpétuée, mais les « acteurs » ont été très largement remplacés par des personnages en bois, en cire, en carton pâte, en faïence et même en verre. Les premières crèches ressemblant à celles que nous connaissons font leur apparition dans les églises au XVIe siècle.
Après la Révolution française qui a entraîné la fermeture des églises et la suppression de la messe de minuit, les représentations publiques de la nativité furent discontinues. C'est alors qu'en Provence des petits personnages, les « santoun » ou « petits saints », ont été créés pour qu'une crèche de Noël puisse fleurir dans l'intimité du foyer de chaque famille provençale.
Contrairement à certains idées reçues et notamment en Provence, il ne s'agit pas d'une tradition millénaire mais relativement récente, qui remonte au XIXème siècle et qui s'est particulièrement développée dans la seconde partie du XXème siècle. En 1803, la première Foire aux santons fut inaugurée à Marseille. Les premiers santons étaient confectionnés en mie de pain, mais petit à petit c'est l'argile rouge de Provence qui a été privilégiée pour la fabrication. Si les santons sont longtemps restés de fragiles créations en argile crue, la cuisson de l'argile s'est imposée un peu partout de nos jours. C'est un marseillais, Jean-Louis Lagnel qui, aux alentours de 1800, fut le premier fabricant connu de santons. Depuis, le métier de santonnier s'est ajouté aux métiers traditionnels de la Provence. Louis Lagnel a eu l'idée de construire les moules sur ses voisins qui exerçaient différents métiers, et les santons sont traditionnellement vêtus dans la mode populaire sous Louis-Philippe qui avait interdit les bondieuseries à son époque, ce qui a permis en réaction le développement des santons (« santoun » ou « petits saints »).
Il existe de nos jours une centaine d'ateliers de santons entre Marseille, Aubagne, Aix-en-Provence, Arles ainsi que dans de nombreux petits villages disséminés à travers la région PACA tels que par exemple les Santons Marcel Carbonel (très chers et très renommés !) Fouque, Fontanille (aussi assez chers) Escoffier, Gelato (un peu moins chers pour ces deux derniers).
Parmi les personnages classiques de la crêche provençale citons : l'enfan Jèsu ou lou tant bèu pichot (l'enfant Jésus ou le si bel enfant), Sant Jousè (Saint Joseph), la Santo Vierge (la Vierge Marie), lou biou (le bœuf), l'ase (l'âne), li pastre (les bergers, les pâtres), lou viei et la vièio (le vieux et la vieille), lou ravi (le ravi), lou tambourinaire (le tambourinaire), lou pescadou (le pêcheur), la peissouniero (la poissonière), lou pourtarié d'aigo (le porteur d'eau), lou bouscatié (le bucheron), la jardiniero (la jardinière), la masièro (la fermière avec les produits de la ferme), lou móunié (le meunier, avec son sac de farine), lou boulangié (le boulanger), lou banastaire (le vannier), l'estamaire (le rétameur), l'amoulaire (le rémouleur) et la bugadiero (la lavandière), les gitans, bartoumieu, margarido ... et les rois mages.
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Source : Wikipedia

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