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le changement dans la continuité

Publié le 16 novembre 2010 par Collectifnrv

Un peu d'histoire ...
Donc nous voici à ce point crucial de l'histoire de la bouffonnerie où, sans doute saisi de nietzschéisme tardif , Bouffon s’approprie la maxime :

« Comment ? était-ce là la vie ? Allons ! Recommençons encore une fois ! »

L’élan est donné , c’est ce qu’on appelle un « mouvement politique » .
Avec l’enthousiasme du néophyte il entraîne avec lui toute sa troupe d’antipodistes, et on voit la gardienne des phynances qui n’hésite plus à pratiquer l’art étrange et troublant de la géométrie bourlangesque, tant elle lui semble appropriée à ce grand tournant. Et il s’agit(e), on peut le dire, d’un virage complet :
«[Ce nouveau gouvernement] est totalement révolutionnaire. Le principe de la révolution, comme expliqué brillamment par Jean-Louis Bourlanges, c'est que vous faites un tour complet à 360°.».
Naturellement toutes ces prodigieuses découvertes et percées conceptuelles ont une généalogie. Le crypto- nietzschéisme des successeurs du général fut, à bien observer leur histoire, une détermination aussi peu revendiquée que cependant générique ( génitale diront-ils désormais ).
Souvenons nous …
1969 : Dès la disparition de la statue du commandeur, le « trop plein » déborde mais un ex-banquier maquignon, patelin et rassurant va mettre tout le monde assez vite d’accord avec une maxime qui va rester : « le changement dans la continuité » …
Pour mieux se rendre compte de ce que c’était, dans cette préhistoire de la médiocratie, à cette époque où dans une espèce de courtoisie gourmée on s’efforçait de ne pas faire comme si on s’adressait à des débiles légers, où on faisait encore l’effort de produire des énoncés et des phrases qui gardaient encore un peu de sens :

retrouver ce média sur www.ina.fr

Alors évidemment … les choses ont changé. Le temps a passé .
Au monde merveilleux de la démocratie de marché , libre et non faussée, tout va plus vite , dans une effervescence que les louchées de prozac ne suffisent pas même à entamer , on re-nomme les mêmes aux mêmes places, on remanie à tout va , les mêmes , comme on touille une sauce refroidie et un peu figée. Finalement, devant les médiocrates captivés par ce ballet frénétique, on s’agite en tous sens dans un tourbillon brownien où toutes les particules après d’impressionnantes révolutions sur elles-mêmes ( nous sommes dans un espace géométrico-historique bourlangeo-largardien ) reviennent merveilleusement à leur place.
Il y a un précédent à ce fascinant mouvement perpétuel ( on y découvre d’ailleurs nos post-modernes héros du jour, alors encore bien jeunes ) :

Urbain


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