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Continuité

Publié le 16 novembre 2010 par Parallaxe
ContinuitéDécidément, rien ne changera jamais au Parti Socialiste. Rappelez-vous quelques morceaux choisis. Pendant deux ans, nous avons été bercé par la critique de l’hyper-présidence et l’omnipotence de Nicolas Sarkozy (président omnipotent, omniprésent, omniscient !). Les ministres « d’ouverture » ont été immédiatement traités de traîtres et leur nomination de manœuvre grossière. Les injures ont plu sur Bernard Kouchner et Éric Besson. La nomination des ministres de « la diversité » a été jugée comme une simple opération de communication. Pendant les quelques heures qui ont séparé la démission du Premier Ministre et sa nouvelle nomination, le Parti Socialiste s’est écrié, de façon ridicule, « à la carence du pouvoir ». À la présentation des nouveaux ministres, le gouvernement a été jugé immédiatement « clanique », les anciens ministres d’ouverture n’ayant pas été reconduits. La reconduite de François Fillon a été le prétexte pour, soudainement, traité le Président de la République d’hypo-président ! Après l’avoir tant vilipendé, Ségolène Royal ouvre maintenant ses bras à Bernard Kouchner. Tout cela est la marque d’une attitude pavlovienne qui cherche à cacher, sans succès hélas, que le Parti Socialiste n’arrive pas à incarner un parti de gouvernement. Pourquoi crier au retour de la « droite dure », c’est-à-dire faire semblant de s’étonner du fait que N. Sarkozy soit de droite ? À force de vouloir s’opposer à toute force, sans même craindre les contradictions les plus criantes, les hommes du Parti Socialiste en paraissent puérils. Confondre la critique systématique et immédiate avec une attitude politique responsable est une profonde erreur dont ce parti n’est pas sorti. Le parti présidentiel s’est mis en ordre de marche pour les futures élections, les centristes vont s’agiter pour le faire à leur tour, les écologistes se préparent. Il serait temps que le Parti Socialiste en fasse de même et cesse de cacher ses querelles internes sous le tapis de ses soi-disant et fallacieuses primaires dont la véritable raison est de retarder le plus possible le choix de leur candidat. Il est temps qu’il accepte le fait que c’est au candidat d’avoir un projet et non pas au parti d’imposer un carnet de route au futur Président. Il est temps que la vie politique prenne un peu de hauteur et que nous sortions de ces attitudes récurrentes et préfabriquées qui lassent le citoyen.

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