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Hermès, le restaurant, pas le sellier…

Publié le 15 décembre 2007 par Chrisos

Restaurant L’Hermès
23 rue Mélingue, 75019 Paris.
Tél. : 01 42 39 94 70.Une seule critique sur CityVox (4/5). Je ne sais pas qui du Fooding l’a testé, mais en tout cas leur addition du 28 septembre 2005 : 1/date un peu, 2/me parait bizarre (3 bouteilles de vin, 2 entrées, deux plats, un assiette de fromage et quatre cafés offerts : combien étaient-ils?), combien étaient-ils vraiment? Le Fooding et le Lebey 2007 sont d’accord sur le prix de la côte dans le carré de cochon noir de Bigorre (18€ à l’époque) et sur la patronne (Anne Escoffier) très accueillante. Le FigaroScope en avait parlé en janvier 2005 (dossier spécial manger à 30€).Réservation pour 3 à 13h30. Aller dans le XIXe, vers le haut de la rue de Belleville, tout une aventure : il faut changer à Châtelet, marcher sous terre et prendre la ligne 11. Station Pyrénées (parce que c’est en haut de la rue?), avec des murs brut de chez brut. Quel froid! Heureusement, la rue Mélingue n’est pas loin, 2 minutes après, j’entre enfin à l’Hermès (et pas chez Hermès, j’espère que vous appréciez le pro du teasing que je suis, je suis aussi un pro du timing : vendredi soir puis samedi soir, on ne peut mieux faire!). À cause du froid, j’ai de l’avance, je m’installe dans la seconde salle, à droite. Dans la première salle, un bar/comptoir, avec la cuisine derrière, de grandes tables rondes, et des mamies qui ont l’air de passer du bon temps. Le cadre fait un peu auberge, c’est jaune aux murs, nappes rouges et jaunes, serviettes blanches, ça sent le sud, c’est le sud ouest… Contrairement à beaucoup d’adresses du genre, les tables sont assez espacées, on ne mange pas sur les voisins , un très bon point donc.

Monica arrive quelques minutes après, assez affectée par le froid. Julien a eu du mal avec le métro et arrivera vers 13h48. En attendant qu’il arrive, nous regardons la carte, les ardoises : ça part un peu dans tous les sens! Il y a un petit menu (entrée, plat, dessert) rapide de midi à moins de 16€, un menu à 30€ (entrée, plat et dessert) avec deux choix pour chacun + une entrée, un plat et un dessert du jour, à l’ardoise. À la carte, à dominante sud ouest, mais pas que : les entrées sont entre 9 et ~17€, (saumon fumé maison, foie, gras, magret…), les plats démarrent autour de 15€ et vont jusqu’à 42€ pour le civet de lièvre à la royale. Desserts autour de 8-11€ euros, la gamme de prix est assez étalée! Le choix n’est pas évident… Le jeune serveur tenait absolument à ce que nous prenions un apéritif. Du vin, ça ira!

Pour faire arriver Julien, nous commandons une bouteille de Terres de Solence (2006, les Trois Pères, rouge bio, côte du Ventoux, 24€, trouvé à 9,5€ la bouteille sur un site). Et ça marche, puisque Julien arrive juste après… Vin agréable, et traitre puisqu’il se boit comme du petit lait.

Julien démarre par une fricassée de pleurotes (avec un seul t), œuf très bien poché, regardez comme il coule (9,80€). On s’est posé la question de savoir s’ils étaient sauvages ou d’élevage (c’est Monica qui nous a appris que c’était assez fréquent), celui que j’ai goûté était bon, peu importe son origine.

Crumble de chèvre chaud (9€, entrée du jour) pour Monica. Miam miam, ça c’est du chèvre, pas comme l’escroquerie servie la veille au Coffee Link.

Dur à croire, mais pourtant… Je n’ai pas pris d’entrée! Pour me concentrer sur le Cassoulet de Toulouse aux haricots tarbais (28,6€) : wow, pas facile à manger au début, ça déborde de partout. Très bons haricots blancs, bien cuits, mais qui se tiennent, ce n’est pas de la bouillie, et puis quelques trucs légers à côté : confit, lard, saucisse. Un plat complet, puisqu’accompagné d’une salade verte légèrement assaisonnée. Je me suis fait un plaisir à la liquider jusqu’au bout, j’ai même saucé avec un bout de pain (très bonne baguette à l’ancienne) ce qui restait au fond, à la fin. Une éternité que je n’avais pas mangé de cassoulet, il m’a fait du bien! Côte dans le carré noir gascon (côte de cochon noir de Bigorre, laguiole fondu, jus de réglisse et quelques accompagnements (22€), une pour Monica, une pour Julien. Il y a deux écoles, certains mangent le gras de la côte, d’autres le laissent, l’essentiel, c’est de faire ce qu’on aime, n’est-ce pas? Il ne restait pas grand chose sur leurs plats, eux aussi semblent avoir apprécié…

Dessert du jour : un moelleux à la châtaigne pour Julien (8,5€), compact, archi moelleux (vive le beurre?), succulent. Chausson aux pommes (8,5€), un vrai! pour Monica (message pour Oanèse : il faut que tu le testes, celui-là!) : trop bon!

Mon soufflet minute au Calvados n’est pas en reste, et clos à merveille ce très bon déjeuner. Il résiste, ne s’affaisse pas, bonne cuisson, très bon goût.

Un café pour Julien (3€), apporté avec des mini-mignardises (miniardises? vite, déposer le nom à l’INPI avant Fleury Michon) : truffes chocolat, rochers coco, mini financiers… Petit passage par les WC : serviettes individuelles en coton (bravo), et déco assez originale. Tiens, je n’ai rien dit sur l’exposition temporaire de tableaux : et bien oui, ils prêtent leurs murs à des artistes qui peuvent exposer leurs œuvres, j’ai bien aimé la numéro 8, “issue de secours”, j’aurais du la réserver, surtout que ce n’est pas si cher… Tant pis.

Bilan : déjeuner comme on les aime dans un cadre sans façons, agréable, simple. Mis à part le jeune serveur qui tenait à l’apéritif (peut être milite-t-il à la FFA, fédération française de l’apéro?), cela s’est passé de façon fluide, et nous avons eu quelques échanges sympathiques avec la patronne, très aimable. Un peu moins de 50€/personne pour grosso modo une entrée, un plat et un dessert chacun, plus une bonne bouteille de vin (les bouteilles vont d’un peu en dessous de 20€ à plus de 70€, surtout du Sud-ouest, ouest du Rhône, sud de la Loire, et presque exclusivement sud de la Garonne). Dans l’assiette, c’était très bien fait. J’apprécie les détails donnés sur les ardoises, même si c’est vrai qu’il y a parfois over superlatifs. J’y retournerai sans doute en 2008.


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