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Mínimus et les maxi-lèches

Publié le 17 novembre 2010 par Ruminances

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Hier soir, écran noir. La une, la deux et la quatre avaient programmé un concert pour  cauchemar en pet majeur. Chazal, Pujadas, Denisot, triumvirat de la servilité médiatique, non, merci !

Demain j’aurais le temps de lire et de relire, me suis-je dit. J’ai repris le livre que j’avais en train. Un prix Goncourt, une fois n’est pas coutume. Pas le dernier, un plus ancien. Quand je l’aurais fini, je lui consacrerai une note de lecture. Il me plait.

Ce qu’il y a de bien avec la lecture c’est que le détail du négatif  révèle un grain impeccable. Une photographie sans fard, la vérité  dans son plus simple appareil.

Ainsi du prolongement de monsieur Fillon pour continuer l’aventure  jusqu’en 2012. Selon Mínimus, ce choix est conditionné par les qualités et la compétence de l’heureux élu et pas du tout par le calcul politicien. La ficelle est quand même un peu grosse. On ne se débarrasse pas d’un adversaire potentiel, on le tient en laisse.  Sinon pourquoi avoir viré Woerth qui a tant et tant servi ? A ce jeu, peut-on dire, « tel est pris qui croyait prendre » ! Car rien n’est plus rancunier qu’un sujet-esclave. A la première occasion, il se fait la malle avec le contenu du coffre !

En opérant de la sorte, Mínimus tente de revenir aux fondamentaux, faisant la part belle à l’état RPR, après avoir mis à mal les fondements de la fratrie. Même ce bon Juppé, pourtant ayant juré fidélité à sa bonne ville de Bordeaux, s’est laissé convaincre par ce coaching qui n’a rien d’un Mistral gagnant. Un fauteuil pour pickpocket !

Que tout ça sent le rance ! Prenons le cas de l’immigration et du sort réservé aux Roms, avec la campagne de stigmatisation extrême conduite par Mínimus en personne, tout comme sa jumelle sur l’identité nationale. Rien à voir, qu’il nous dit. Tout ça était fait pour sauver la France du « collapse du système d’intégration » et pas du tout dans la perspective de s’ouvrir une brèche dans l’électorat fasciste. On respire le fétide à pleins poumons !

Je garde le « meilleur » pour la faim. Les mobilisations sur les retraites. Cette réforme imposée à marche forcée devrait rapporter, selon Mínimus, « 42 milliards par an » (?). En découvrant ce chiffre, j’ai failli choper la berlue !

Mieux. Après avoir honteusement dénoncé les « casseurs » dans les manifs – on n’en entend plus parler de ceux-là – et pointé du doigt la responsabilité syndicale, le voici rendant  «hommage aux forces syndicales» pour leur bonne tenue dans la rue. Sages les syndicalistes, sages !

A ce stade, je rebondis sur un commentaire ruminant posté par Christophe Certain, hier dans la soirée :

« Il n’y a pas besoin que les politiciens soient “tous” pourris, pour que le pays soit pourri, il suffit que la petite minorité qui tient les rênes du pouvoir le soit. Ça coûte moins cher à corrompre et c’est tout aussi efficace. Qu’importe que les autres soient honnêtes ? On ne leur demande pas leur avis. Et c’est valable aussi pour les syndicats et pas mal d’autres organisations. Il suffit de regarder par exemple ce que fait maintenant Nicole Notat, ex-patronne de la CFDT. On lira à ce propos avec intérêt cette liste non exhaustive des membres du club “Le Siècle” dont fait aujourd’hui partie Nicole Notat, en compagnie notamment d’Alain Juppé, Denis Kessler (celui qui a juré d’avoir la peau du programme du CNR) Ernest Antoine Seillières, Raffarin, Fabius, Attali, Martine Aubry, etc. Ce monde est petit. On pourra s’intéresser au futur parcours professionnel de Bernard Thibault, je suis sûr que ce sera riche d’enseignements. »

L’avenir dure longtemps, écrivait en son temps Louis Althusser.

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